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Québécois confinés: les vieilles consoles de jeux Nintendo ont la cote

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Photo courtoisie, Diane Thibeault Le propriétaire de la boutique Gryphon d’or de Rimouski, Daniel Charlebois, le 26 mai 2020 montrant une console de Nintendo.

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Les vieilles consoles de jeux Nintendo qui titillent notre fibre nostalgique ont eu la cote auprès des Québécois confinés pendant la pandémie, soutiennent des propriétaires de boutiques jeux vidéo. 

« On s’est fait manger ! » s’exclame le propriétaire de la boutique Gryphon d’or, spécialisée dans la vente de jeux vidéo à Rimouski, Daniel Charlebois.

« Le vieux Nintendo c’est comme une bonne soupe. C’est réconfortant », compare quant à lui le propriétaire de Spoutnik à Drummondville, François Bacon.

Le Journal s’est entretenu avec six commerçants spécialisés dans la vente de jeux vidéo. Bien que les jeux rétro avaient déjà la cote au cours des dernières années parce qu’elles font vibrer la fibre nostalgique en nous, leur popularité a connu un essor considérable pendant la pandémie. 

« Les parents ont eu le temps de faire le ménage de leur garde-robe pendant le confinement et ils ont ressorti leurs vieilles consoles pour montrer à leurs enfants les jeux avec lesquelles ils s’amusaient lorsqu’ils étaient plus jeunes », raconte le propriétaire de l’entreprise rimouskoise.

L’une des propriétaires de La planque jeux vidéo de Québec, Éric Bourgault affirme que les jeux des années 1980 « étaient bons et qu’ils le sont encore aujourd’hui. »

« Les jeux de ces années-là étaient plus adaptés aux enfants et il y avait moins de pitons sur les commandes », ajoute le propriétaire de Flip jeux vidéo de Québec, Hugo Ducharme. 

Hausse de prix

Les prix des consoles de Nintendo en magasin ont connu une forte augmentation pendant la pandémie passant de 60 $ à 80 $, selon les propriétaires consultés par Le Journal.

Les prix des jeux ont également connu une hausse, dont certains se sont vendus deux fois plus cher comme ceux de la franchise Mario Bros et Zelda qui ont grimpé de 15 $ à 30 $.

Marché noir

Les commerçants déplorent que le marché noir des jeux vidéo continue de faire mal à leur industrie alors que plusieurs revendeurs courent les ventes de garage ou scrutent les réseaux sociaux à la recherche d’aubaines.

« Il y a des particuliers qui font ça à temps plein et qui font autant d’argent que notre boutique », dénonce le propriétaire du Spoutnik à Sherbrooke, François Bouchard. 

« Certains viennent acheter pour 1000 $ de stock et ils vont tout revendre sur le marché noir, mais on ne peut rien y faire », ajoute-t-il.

Son homologue à Drummondville abonde dans le même sens.

« Ils font des revenus substantiels et ne les déclarent pas. Ça devrait être mieux encadré », conclut M. Bacon.

Nintendo a cessé de produire ces consoles dès l’apparition du Super Nintendo. Un peu plus de 60 millions de la première génération de Nintendo ont été vendus dans le monde.