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Réouverture du MBAM: pandémie et momies font bon ménage

Réouverture du MBAM: pandémie et momies font bon ménage
CATHERINE GENEST24 HEURES/AGENCE QMI

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Le Musée des beaux-arts de Montréal était fin prêt à accueillir de nouveau les visiteurs samedi. Un retour au proverbial «nouveau normal» qui s’est déroulé sans heurt. 

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La réouverture du MBAM et de l’exposition sur les momies d’Égypte, jusqu’au 28 juin prochain, a fait le bonheur de nombreux Montréalais en fin de semaine. Ceux qui n’avaient pas acheté leurs billets sur Internet au préalable se sont toutefois buté le nez sur une porte close. Heureusement, nous avions pensé à réserver les nôtres en vue de ce reportage.

12h30. On arrive face au Pavillon Michal et Renata Hornstein, notre billet électronique au creux de notre paume, dans notre téléphone intelligent. Le sympathique gardien de sécurité nous propose d’attendre quinze minutes à l’ombre pour éviter les coups de soleil.

12h45. C’est l’heure inscrite à notre laissez-passer en format PDF. On entre au compte-gouttes en respectant la distanciation sociale de deux mètres et s’aspergeant les mains de désinfectant avant de passer la porte tournante.

En entrant dans le hall, on réalise rapidement que tous les employés sont masqués. La préposée à l’accueil nous indique que les toilettes sont accessibles à l’arrivée seulement et que le vestiaire est fermé. La famille devant nous devra visiter les sarcophages des temps anciens en trimballant sa grosse poussette.

Réouverture du MBAM: pandémie et momies font bon ménage
CATHERINE GENEST24 HEURES/AGENCE QMI

13h05. Notre billet électronique est scanné par la guichetière protégée par une haute cloison en plexiglas. À côté d’elle, des toiles antiques s’animent sur l’écran vidéo pour nous rappeler les consignes de sécurité. Le port du masque est fortement suggéré, mais pas obligatoire.

13h25. L’escalier central franchi, on s’introduit enfin dans la salle d’exposition d’où on avancera à pas de tortue durant toute la visite. Des flèches et des pastilles ont été tracées au sol pour assurer la distanciation sociale. Il faut s’armer de patience pour explorer l’exposition et contempler les sarcophages dans ces conditions.

Lors de notre passage, qui durera près de deux heures, deux gardiens de salles se faufileront à un cheveu de nous, contrairement à leurs propres directives. Des événements isolés et non représentatifs des autres mesures de sécurité mises en place par le personnel du MBAM. C’était, dans l’ensemble, très bien organisé.