/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Les chauves-souris dans la mire de chercheurs

Elles résisteraient mieux au coronavirus

Coup d'oeil sur cet article

Probable source de l’actuelle pandémie, les chauves-souris ne semblent pas souffrir particulièrement des coronavirus comme celui qui cause la COVID-19. Des chercheurs américains veulent comprendre pourquoi et ainsi accélérer la recherche d’un remède.

• À lire aussi: Retrait du pangolin des traitements traditionnels en Chine

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie

«Les chauves-souris sont bien connues comme porteuses de plusieurs virus, dont certains peuvent rendre les humains très malades. [...] Pourtant, elles ne semblent pas en souffrir», s’interroge David Ray, professeur à l’Université Texas Tech.

Dans un communiqué de presse, l’établissement américain annonce que deux de ses chercheurs ont reçu une subvention et étudieront dans la prochaine année des spécimens de 10 espèces de chauves-souris, certaines plus anciennes et d’autres plus récentes.

Différentes réponses

Ainsi, les chercheurs veulent élucider la manière dont le système immunitaire de ces bêtes ailées a évolué jusqu’à leur permettre de tolérer ce genre de virus.

Ils veulent aussi mettre en évidence les différences entre les défenses immunitaires de ces petits animaux et celles des humains.

Une partie de la réponse semble se dessiner dans la capacité des chauves-souris à modérer leur réponse immunitaire face aux coronavirus.

Au contraire, chez l’humain, le système immunitaire semble s’emballer quand il rencontre le SARS-CoV-2, le coronavirus qui cause la COVID-19, ce qui déclenche une réaction inflammatoire parfois dangereuse, décrivent les responsables de l’étude.

Mutations

Selon plusieurs experts, il est vraisemblable que le SARS-CoV-2, le coronavirus qui cause la COVID-19, émane de chauves-souris. Il pourrait ensuite avoir muté en se transmettant à d’autres animaux avant d’infecter les humains.

«De nombreuses mutations aléatoires et événements de recombinaison sont nécessaires avant qu’un virus transmis par une chauve-souris puisse infecter l’homme. Généralement, un hôte intermédiaire et une interaction constante sont nécessaires pour que cela se produise», renseigne la chercheuse postdoctorale Diana Moreno Santillán, à l’Université Texas Tech.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.