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Les policiers ouverts à porter une caméra

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Alors que la brutalité policière et le profilage racial sont à l’ordre du jour, la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) est ouverte au port d’une caméra corporelle pour les agents. 

Une trentaine de corps policiers au Québec ont aussi montré de l’ouverture.

Selon la FPMQ, cette mesure aiderait notamment à protéger les policiers des vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux qui ne montrent que des extraits des interventions.

«Les policiers, ce qu’ils veulent, c’est de s’assurer que le fil de l’événement soit complet. Ce qu’on a vu trop souvent, c’est des films où ils manquaient soit le début, soit la fin», explique François Lemay, président de la FPMQ.

Ces caméras aident également, selon lui, à justifier l’utilisation de la force lors d’une intervention.

«Ça nous permet d’expliquer la raison de l’utilisation de la force et le niveau de la force qu’on utilise lorsqu’on [voit] le début de l’intervention et, pour nous, c’est très important», affirme-t-il.

De son côté, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, n’écarte pas cette possibilité, mais s’en remet au comité chargé d’étudier la modernisation des corps policiers.

«Les caméras corporelles, comme le profilage racial et comme d’autres aspects, vont être abordées dans le cadre des travaux de ce comité-là, donc on va voir quelles seront leur conclusion et leurs recommandations», a dit la ministre.