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La «baleine de Montréal» morte après une collision

C’est l’hypothèse des experts que pourrait confirmer l’autopsie de l’animal

La «baleine de Montréal» morte après une collision
Photo courtoisie, Steve Gauthier

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Une autopsie sera nécessaire pour élucider les causes de la mort de la baleine à bosse échouée dans le fleuve mardi, quelques jours seulement après que ses sauts eurent réjoui les badauds massés dans le Vieux-Port de Montréal.

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La «baleine de Montréal» morte après une collision
Photo Martin Alarie

« Une voie maritime, c’est l’équivalent d’une autoroute, alors c’est comme envoyer un jeune chevreuil sur la route. Sa longévité, son espérance de vie vont être courtes, très courtes », explique Daniel Martineau, ex-professeur de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Mardi matin, le rorqual à bosse qui a passé quelques jours à errer dans les eaux montréalaises a été trouvé mort à la hauteur de Varennes. 

La «baleine de Montréal» morte après une collision
Photo courtoisie, Steve Gauthier

Sainte-Anne-de-Sorel

Sa carcasse a été remorquée jusqu’à Sainte-Anne-de-Sorel, où elle finalement été sortie du fleuve Saint-Laurent mardi soir devant des dizaines de curieux. 

Pour le moment, la piste de la collision entre le baleineau et un navire sur le fleuve semble la plus probable, soutient M. Martineau. 

Le cétacé, que plusieurs avaient surnommé « la baleine de Montréal », était une jeune bête qui jusqu’à récemment avait des comportements normaux. 

« Ça tend à rendre une maladie moins probable, parce qu’avec une maladie le changement n’est pas abrupt comme ça », soutient le vétérinaire retraité. Il n’écarte pas non plus la piste d’un parasite qui aurait pu désorienter le mammifère marin.

La «baleine de Montréal» morte après une collision
Photo courtoisie, Steve Gauthier

« On ne saura pas, tant qu’on ne l’aura pas examinée ! [La nécropsie] est incontournable », dit M. Martineau.

En attente de résultats

La nécropsie, ou autopsie pour les animaux, est menée dès mercredi par le Dr Stéphane Lair et son équipe de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. 

« Une analyse de la carcasse va être faite et va nous permettre d’avoir plus de réponses » sur la cause du décès, explique Marie-Ève Muller, porte-parole du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins. 

Dû au poids (15 tonnes) et à la taille (neuf mètres) de la baleine, la nécropsie est réalisée à l’endroit où il a été sorti.

Ensuite, elle se déroule « comme pour [l’autopsie d’] une vache », explique M. Martineau. 

« On découpe les couches de gras, les couches musculaires, on enlève les côtes et on examine les organes de la cage thoracique », illustre l’ancien professeur. 

De nouvelles informations pourraient être dévoilées en fin d’après-midi mercredi.