/news/currentevents
Navigation

Émeute au centre-ville: Le SPVM s’adresse à la cour pour obtenir les images des médias

FD-EMEUTE-MONTREAL
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – La police de Montréal s’est adressée à la Cour du Québec pour forcer certains médias, dont l’Agence QMI, à fournir leurs photos et vidéos de l’émeute du 31 mai dernier en marge de la manifestation contre le racisme et la brutalité policière. 

Le juge de paix Yves Paradis a donc émis une ordonnance de communication générale qui contraint les médias visés à fournir rapidement toutes leurs images captées lors de la manifestation qui a jusqu’à maintenant mené à plus d’une dizaine d’arrestations.

«Quand la police nous a demandé les images, on a catégoriquement refusé, a réagi le rédacteur en chef de l’Agence QMI, George Kalogerakis. Nos journalistes et photographes ne travaillent pas pour la police. Nous ne sommes pas là pour aider les policiers à faire leurs enquêtes, mais plutôt pour agir comme chien de garde pour la population.»

«Malheureusement, nous n’avons pas eu le choix de donner les images à la police après qu’ils ont obtenu un mandat d’un juge», a ajouté M. Kalogerakis qui dirige l’Agence QMI, l’organe de presse de Québecor qui fournit du contenu journalistique à TVA Nouvelles, au «Journal de Montréal», au «Journal de Québec», au «24 Heures», ainsi qu’à leurs sites web.

Crimes commis

Selon nos informations, plusieurs enquêteurs travaillent d’arrache-pied depuis maintenant près de deux semaines pour réussir à identifier et arrêter le plus grand nombre de casseurs impliqués dans l’émeute.

D’ailleurs, la police risque fort de diffuser sur les réseaux sociaux les photos et vidéos obtenus auprès des médias et des citoyens dans l’espoir d’engraisser le nombre d’arrestations.

Rappelons qu’au terme de la manifestation pacifique, un petit groupe d’individus a déambulé sur la rue Sainte-Catherine, saccageant et pillant plusieurs commerces sur leur chemin, dont le magasin de musique Steve’s, le commerce Insta-Chèques et la boutique Telus/Koodo.

Dans la dénonciation qui accompagne l’ordonnance visant l’obtention des images de l’Agence QMI, on apprend que pas moins de 105 crimes ont été répertoriés durant la manifestation, soit 30 agressions armées envers des policiers, 46 méfaits sur des immeubles, 9 introductions par effraction dans des commerces, 8 méfaits sur des véhicules et un incendie criminel.

On apprend également que des citoyens qui ont filmé le saccage de certains commerces ont remis le soir même de l’émeute leurs images aux policiers présents sur les lieux.