/news/currentevents
Navigation

La suite du procès Salvail en juillet

Archives
Ben Pelosse / JdeM Archives

Coup d'oeil sur cet article

L’animateur déchu Éric Salvail devra attendre l’automne avant de savoir s’il est coupable ou non d’agression sexuelle, bien qu’il sera de retour en cour le mois prochain pour savoir si la Couronne sera autorisée à faire entendre de nouveaux témoins contre lui.

Avec la pandémie de la COVID-19 et le ralentissement des activités judiciaires, le procès avait été reporté une première fois en avril. Et malgré la reprise partielle des procès, ç’a de nouveau été le cas, ce matin au palais de justice de Montréal.

En l’absence de l’accusé, les parties ont convenu que la prochaine audience se déroulerait à la mi-juillet. Me Amélie Rivard de la Couronne demandera alors l’autorisation de faire entendre quatre nouveaux témoins en contre-preuve. On ignore pour le moment leur identité.

Et si le juge estime que cela est nécessaire, ils ne seront entendus qu’au début de novembre, pendant trois jours. Les plaidoiries se dérouleront la semaine d’après.

Salvail, 50 ans, est accusé d’agression sexuelle, de harcèlement et de séquestration qui seraient survenus en 1993. Selon la poursuite, Salvail aurait commis ses crimes alors qu’il travaillait à Radio-Canada, tout comme la victime alléguée Donald Duguay.

Mais pour l’accusé, les gestes qui lui sont reprochés sont « farfelus ».

« Je n’aurais pas touché à cette personne, avait témoigné Salvail. Je ne l’ai pas harcelé. Non seulement je n’étais pas là, mais surtout, je n’aurais pas agressé Donald Duguay. Je m’en serais souvenu. »

Il avait ensuite assuré que ses propos avaient « toujours été dans l’humour » et qu’il aimait « provoquer des malaises », mais qu’il n’avait jamais franchi la ligne.

C’est à la suite de ce témoignage que la Couronne avait annoncé son souhait de présenter une contre-preuve avec de nouveaux témoins.

Dans les jours précédant le début de son procès en février, Salvail aurait tenté de forcer un massothérapeute à lui toucher le sexe dans un populaire spa montréalais.

La police avait amorcé une enquête afin de déterminer si de nouvelles accusations pourraient être déposées contre l’ex-animateur.