/entertainment/opinion/columnists
Navigation

J.K. Rowling, vilaine sorcière

Coup d'oeil sur cet article

Je suis sûre que très bientôt, quelqu’un sur la planète va se faire lancer des tomates pour avoir déclaré : « L’eau est mouillée ».

Depuis quelques jours, J.K. Rowling, la femme derrière les Harry Potter, se fait varloper sur la place publique. Son crime ? Elle a osé déclarer sur Twitter que les femmes... sont des femmes. Même le comédien qui joue Harry Potter la trouve très vilaine d’avoir dit ça. Misère ! Une femme est une femme, c’est pourtant pas sorcier !

LES OFFENSÉS PERMANENTS

J.K. Rowling s’est attiré les foudres quand elle a réagi avec ironie et sarcasme à un texte mentionnant « les gens qui ont des menstruations » au lieu de dire « femmes ».

« “People who menstruate.” I’m sure there used to be a word for those people. Someone help me out. Wumben ? Wimpund ? Woomud ? », a-t-elle écrit.

Ce qu’on peut traduire par : « Des gens qui ont des menstruations. Je suis sûre qu’il y avait un mot pour décrire ces gens. Aidez-moi, quelqu’un. Des fommes, des wemmes, des fimmes ? »

Juste pour avoir écrit ça, elle s’est fait traiter de « transphobe ».

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Sophie Durocher avec Michelle Blanc, consultante, conférencière en stratégies web, à QUB Radio:

Au secours ! Ce n’est pas détester ou mépriser les personnes transgenres que de rappeler que seules les femmes ont des menstruations.

Mais en 2020, dire que ce sont des femmes qui ont du sang qui coule entre leurs jambes une fois par mois, c’est considéré comme offensant pour : les hommes devenus femmes ; les femmes devenues hommes ; cielles qui ne veulent pas qu’on les identifie comme des hommes ou des femmes ; les humains qui n’ont pas de règles (qui souffrent d’aménorrhée) ; les humains qui n’ont plus leurs règles.

Ça fait pas mal de monde potentiellement offensé.

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

En tant que femme préménopausée, pensez-vous sérieusement, deux secondes, que je me suis sentie insultée par les propos de J.K. Rowling ?

Heureusement que Rowling n’a pas dit qu’il n’y a que des hommes qui produisent du sperme, elle aurait été guillotinée.

Comme elle l’a dit avec énormément d’intelligence : « Si le sexe n’est pas une réalité, alors il n’y a pas d’attirance pour les personnes de même sexe ».

En effet, si être femme est une vue de l’esprit, comment peux-tu dire que tu es « aux femmes » ?

QU’ON EST BIEN

Alors que la controverse Rowling faisait rage sur la planète, je suis tombée sur une info qui m’a jetée à terre.

Vous vous souvenez de la très belle chanson de Guy Béart datant de 1958 : « Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé... Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe qu’on n’a pas » ?

La comédienne Emmanuelle Béart sort ces jours-ci un album de reprises de chansons de son père.

Quelle horreur ! On a « ré-écrit » ou « corrigé » la chanson pour en faire une version politiquement correcte (inclusive et bienveillante) : « Qu’on est bien dans les bras d’une personne / Du sexe du genre qui nous va ».

On ne peut plus célébrer l’amour hétéro, bordel !

Je vous fais une autre prédiction : dans 10 ans, quelqu’un quelque part, va corriger TOUTES les chansons de Jean-Pierre Ferland.

Pensez donc, ce gars-là ose chanter son amour... des femmes !