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La direction du Cirque du Soleil recule sur un transfert d’actifs controversé

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Le Cirque du Soleil a discrètement fait marche arrière vendredi sur un transfert d’actifs controversé où des actifs précieux du Cirque ont été transférés au Luxembourg avant d’être ramenés au Québec.

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À la fin mars, les propriétaires actuels du Cirque, le fonds américain TPG, le groupe chinois Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont consenti un prêt d’urgence de 50 millions $ US au Cirque du Soleil.

Pour protéger cette créance, les droits de propriété intellectuelle mondiaux du Cirque ont été pris en garantie. Ces droits ont été transférés dans une nouvelle entreprise au Québec en transitant par le Luxembourg, un paradis fiscal. 

La manœuvre avait alors irrité au plus haut point des créanciers antérieurs du Cirque qui se trouvaient du coup perdre leur emprise sur certains actifs importants. 

Le lendemain de cette opération, le Cirque cessait de payer des prêteurs et se retrouvait en défaut de paiement. Les propriétaires actuels du Cirque se plaçaient de leur côté en bonne position en tant que créanciers de l’entreprise.

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Nouveau prêt

Selon une source bien au fait du dossier, le Cirque a décidé de faire marche arrière sur cette opération vendredi dernier. Selon nos informations, le Cirque a accepté un nouveau prêt de 50 millions $ US de créanciers antérieurs du Cirque. Ce prêt remplace celui consenti par TPG, Fosun et la Caisse il y a quelques semaines.

« Ils ont tenté de mettre des actifs à l’abri et ils se sont fait prendre. Ils voulaient tester la force des créanciers et leur désir de se battre », selon cette même source.

La porte-parole du Cirque, Caroline Couillard, n’a pas voulu commenter ce sujet hier. « Le processus [de restructuration] suit son cours. Les parties intéressées avaient jusqu’à hier pour déposer leurs offres qui seront analysées au courant des prochains jours. Comme il s’agit d’un processus confidentiel, je vais respectueusement décliner toute autre demande de commentaires », s’est-elle bornée à nous dire.