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Des médecins veulent rendre le port du masque obligatoire

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Une trentaine de médecins et experts en santé implorent le gouvernement du Québec de rendre obligatoire le port du masque pour les personnes âgées de plus de 12 ans pour endiguer l'épidémie de la COVID-19.

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Lors d'une conférence de presse devant le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), la chercheuse et épidémiologiste Nimâ Machouf a affirmé que «80% de la population doit porter le masque pour juguler l'épidémie» avec statistiques et données à l'appui.

«Nous lançons cet appel au gouvernement de rendre le port du masque obligatoire», a-t-elle conclu, en ajoutant que cette mesure est primordiale dans les lieux publics fermés et dans tout espace public extérieur où la distanciation physique est difficile ou impossible à réaliser. Ainsi, cette demande s'appliquerait aux élèves des écoles secondaires.

«C'est une mesure peu coûteuse, sans risque et qui peut réduire grandement le risque de contamination lors de contacts contagieux. En attendant l'élaboration d'un vaccin, le masque est reconnu comme un outil essentiel pour retrouver le peu de normalité dans nos vies et de renouer avec les gens et les activités qu'on aime», a déclaré l'épidémiologiste.

«Ça se passe très bien dans la grande majorité des 119 pays qui l'ont rendu obligatoire. Nous recommandons que la police distribue des masques plutôt que des amendes», propose notamment l'infectiologue et microbiologiste Amir Khadir. 

  • Écoutez l'entrevue de Geneviève Pettersen avec Nimâ Machouf, épidémiologiste à la clinique médicale du Quartier Latin, à QUB Radio:  

Plusieurs experts, dont Amir Khadir, ont uni leurs voix pour envoyer ce cri du cœur, preuves et statistiques à l’appui.

Touchant plaidoyer d'une médecin

Marie-Michelle Bellon, une interniste à l'unité COVID de l'hôpital Notre-Dame présente au point de presse, a exprimé ses inquiétudes par rapport à la banalisation de l’épidémie.

Malgré une diminution du nombre de cas, cette dernière «voit encore beaucoup trop de souffrance» dans le cadre de ses fonctions.

«On a l'impression que depuis que le déconfinement est amorcé, il y a dans la population une banalisation de la situation comme si la menace s'était éloignée. (...) J'ai vu des personnes âgées qui dépérissent parce qu'elles ne peuvent pas recevoir la visite de leurs proches», mentionne Dre Bellon.

«Il faut que le personnel de soins qui se dévoue et qui met sa santé physique et mentale depuis la mi-mars ait l'impression que tout est mis en oeuvre pour qu'ils ne se fassent pas ramasser par une deuxième vague», a conclu l'interniste.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.