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Le masque pour éviter une autre vague

Plus des trois quarts des Québécois devraient en porter un pour que la mesure soit efficace, selon des experts

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Il faut que 80 % de la population porte un masque pour empêcher qu’une seconde vague du coronavirus frappe le Québec, estiment une trentaine d’experts qui exhortent le gouvernement à rendre son port obligatoire dans les lieux publics fermés.

• À lire aussi: Une étude suggère le port du masque pour tous

« La deuxième vague peut être évitée ou atténuée grâce au port du masque, et ça, c’est la science qui le dit, les évidences scientifiques sont indéniables », explique Amir Khadir, microbiologiste-infectiologue à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne. 

Selon de nouvelles études publiées par l’Organisation mondiale de la santé, le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis et un groupe d’experts de Yale, « le port du masque obligatoire dans les lieux fermés réduit considérablement la propagation de la COVID-19 ». 

Pour être efficace, il faudrait que plus des trois quarts de la population portent un masque dans les endroits publics.

Pas cher

Selon Nîma Machouf, chercheuse et épidémiologiste, cette mesure « peu coûteuse » et qui « peut réduire grandement le risque de contamination lors de contacts contagieux » est la meilleure solution en attendant l’élaboration d’un vaccin.

Et les Québécois sont disposés à porter un couvre-visage, mais ils attendent des directives, rappelle le Dr Khadir. Un sondage Léger réalisé le 21 avril montrait que sept Québécois sur 10 se disaient prêts à en arborer un. 

« Les informations [au début de la crise sur le port du masque] étaient un peu contradictoires, donc il faut ajuster le message », soutient l’ex-député de Québec solidaire.

Alors que près de 120 pays ont déjà rendu obligatoire le port du masque en public, Québec tarde à l’imposer, préférant la forte recommandation.

Lors du point de presse avec le premier ministre François Legault jeudi, le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, n’a pas écarté la possibilité de suggérer l’imposition du masque. 

« C’est l’opinion d’experts pour qui on a du respect. Quant à le rendre obligatoire, je vais attendre les différentes autorités internationales, canadiennes et au Québec. Je ne veux pas exclure que ça pourrait être le cas dans une deuxième vague si on a suffisamment de données », a-t-il dit. 

« On recommande très fortement le couvre-visage, mais n’oubliez pas la distanciation et le lavage de mains », a rappelé le Dr Arruda, soulignant qu’il espérait que le port du masque s’instaure comme une norme sociale, sans avoir à l’imposer

Une banalisation

La D<sup>re</sup> Marie-Michelle Bellon et d’autres experts ont demandé jeudi, devant le Centre hospitalier de l’Université de Montréal, le port obligatoire du masque en public.
Photo Chantal Poirier
La Dre Marie-Michelle Bellon et d’autres experts ont demandé jeudi, devant le Centre hospitalier de l’Université de Montréal, le port obligatoire du masque en public.

Avec le déconfinement qui a débuté il y a quelques semaines, Marie-Michelle Bellon, interniste à l’unité COVID de l’Hôpital Notre-Dame à Montréal, voit « dans la population, une banalisation de la situation, comme si la menace s’était éloignée ».

Rendre le masque obligatoire permettra, selon elle, de montrer au personnel de soins que tout est mis en œuvre « pour qu’ils ne se fassent pas ramasser par une deuxième vague ».

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.