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Prise de température obligatoire pour les passagers aériens

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AFP

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OTTAWA | En plus du port de couvre-visage, la prise de température sera obligatoire dès la fin juin pour les passagers aériens, ainsi que le personnel et les employés.

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«Le gouvernement du Canada exigera maintenant la vérification de la température de tous les passagers voyageant à destination du Canada ou des voyageurs en partance d'un aéroport canadien pour des destinations internationales ou intérieures», a annoncé Transports Canada, vendredi.

La mesure sera mise en place de façon graduelle, en trois phases.

Une première phase prévoit que, d’ici le 30 juin, «tous les exploitants aériens devront effectuer une vérification de la température de tous les passagers à destination du Canada avant l’embarquement aux points de départ des vols internationaux ou transfrontaliers», a précisé le ministère.

La deuxième phase, qui sera réalisée d’ici la fin juillet, touche les aéroports de Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver, soit les quatre grands aéroports actuellement désignés comme seuls aéroports canadiens pour les voyages internationaux. Des postes de vérification de la température y seront installés.

Puis, «d’ici septembre 2020, des postes de vérification de la température seront en place dans la zone des départs des 11 autres aéroports les plus occupés du Canada (St. John’s, Halifax, Québec, Ottawa, Toronto – Billy Bishop, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Edmonton, Kelowna, Victoria)».

Tout passager qui a de la fièvre après deux relevés de température se verra refuser le voyage et devra changer de réservation après 14 jours, a-t-on mentionné, sauf s’il est muni d’un certificat médical mentionnant une maladie ou un trouble de la santé physique qui causerait une température élevée.

Tous les employés et membres du personnel qui entrent ou travaillent dans la zone réglementée de l'aéroport seront aussi visés par les procédures de vérification de la température.

«Notre gouvernement prend note des nouvelles pratiques exemplaires qui sont en vigueur ailleurs dans le monde pour protéger les gens», a assuré pour sa part le premier ministre Justin Trudeau en point de presse devant sa résidence de Rideau Cottage, à Ottawa.

Même s’il reconnaît que ce n’est pas un moyen efficace de lutter contre la propagation de la COVID-19, M. Trudeau a insisté pour dire c’est un moyen additionnel, notamment en raison du déconfinement graduel des provinces et des autres pays.

M. Trudeau a souligné que cette «couche supplémentaire de protection va permettre d’encourager les gens qui sont malades de rester chez eux».

Les vérifications de départ seront effectuées par l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), a précisé lors d’une conférence de presse distincte le ministre des Transports, Marc Garneau, en soutenant que les coûts exacts d’achat des instruments seront modestes.

Interrogé à plusieurs reprises sur le changement de cap d’Ottawa, Marc Garneau a soutenu que l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’Association internationale du transport aérien (IATA) recommandaient aussi la prise de température.

«Nous faisons face à un virus qui a déjà infecté des millions de personnes dans presque tous les pays du monde, a-t-il ajouté. Nous croyons que les prises de température sont de très bonnes façons d’ajouter une autre couche à nos mesures de sécurité pour nous assurer qu’il n’y aura pas d’infection propagée par nos voyageurs, nos passagers aériens.»