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Une Montréalaise arrêtée à Toronto pour une fraude liée à la PCU

Une Montréalaise arrêtée à Toronto pour une fraude liée à la PCU
Photo d'archives

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Une Montréalaise qui s’était rendue à Toronto pour ouvrir des comptes bancaires est devenue l’une des premières personnes au Canada à être accusée d’avoir fraudé la Prestation canadienne d’urgence (PCU).

• À lire aussi: PCU: un bar ouvert pour les fraudeurs

Karina Riel, 40 ans, a été arrêtée jeudi par la police de la Ville Reine.

Selon les autorités, elle s’était déplacée dans la capitale de l’Ontario « dans le seul but de présenter frauduleusement des demandes de PCU en ouvrant divers comptes bancaires », a-t-on précisé vendredi dans un communiqué.

Une pièce d’identité contrefaite de la suspecte a été saisie pendant l’enquête.

La police de Toronto a confirmé au Journal que l’enquête a débuté après qu’une institution bancaire eut communiqué avec elle. 

Plusieurs demandes

« Il est allégué qu’elle a fréquenté plusieurs banques et fait plusieurs demandes [de PCU] », a-t-elle précisé par courriel. 

Riel est accusée de fraude de moins de 5000 $, d’avoir complété un faux document, de possession d’une fausse pièce d’identité et d’usurpation d’identité.

Elle devait comparaître vendredi matin. On ignore pourquoi la femme s’est rendue spécifiquement à Toronto dans le but de commettre les gestes frauduleux. 

« Le service de police de Toronto rappelle aux institutions publiques et financières d’être vigilantes en tout temps et de signaler à la police toutes les ouvertures de compte soupçonnées de fraude », a-t-on indiqué, ajoutant que l’enquête se poursuit dans ce dossier.

Stratagème facile

La semaine dernière, Le Journal publiait des reportages décrivant à quel point il était facile pour des fraudeurs de faire des demandes de PCU de manière illicite. 

En volant l’identité d’honnêtes citoyens, il leur est possible de demander l’aide d’urgence. 

Il ne leur suffit par la suite que de modifier les informations au dossier de la victime pour y faire déposer par dépôt direct la PCU. 

Ils déguerpissent ensuite avec l’argent. 

Selon nos informations, des groupes criminels organisés font des demandes à la chaîne depuis des semaines afin de maximiser les chances d’empocher des chèques. 

Nos sources nous indiquent aussi que le gouvernement fédéral n’a toujours aucune idée de l’ampleur des fraudes.

– Avec l’Agence QMI