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Adopter ou devenir famille d’accueil d’un animal en pleine pandémie

WE Animaux 0613
Photo courtoisie Léana et son chaton

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Au Québec, plusieurs personnes ont adopté un animal de compagnie et l’ont accueilli dans la famille pendant la pandémie et le confinement. Les raisons sont variées et intéressantes à découvrir. Je voulais simplement partager avec vous quelques-unes de ces belles histoires, en tant que témoin de la relation privilégiée entre les humains et les animaux.

Natacha Gagné est animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire à l’école Paul-Gérin-Lajoie d’Outremont et habite Mont-Saint-Hilaire avec son conjoint Luc et son fils Eliott. Ils ont déjà un chien et deux chats, mais ils ont tout de même accueilli un autre animal pendant la pandémie. « Quand on nous a demandé de devenir famille d’accueil temporaire pour un chat de 9 mois dans le besoin, j’ai dit oui sans hésiter », me confie-t-elle. « C’est normal pour nous d’aider un refuge, car nous adorons les animaux, et pour fiston, c’était un beau projet de confinement que de socialiser un animal » me raconte Natacha Gagné. Les premiers jours ont été difficiles, car le nouveau venu, Framboise, restait caché en permanence. Au fil du temps, Framboise est devenu plus curieux et s’est lié d’amitié avec Chewbacca, le chien de la famille. « Il vient nous voir pour des câlins, mais préfère la compagnie du chien à la nôtre », m’explique-t-elle. « Quand le refuge nous a recontactés, le choix a été facile. On a décidé de le garder plutôt que de le remettre en adoption. »

Carolane Besner et Monsieur Chocolat
Photo courtoisie
Carolane Besner et Monsieur Chocolat

Pour sa part, propriétaire et créatrice de Liv et Léana, une entreprise de vêtements d’enfants en ligne de Saint-Jean-sur-Richelieu, Julie Pinsonneault est venue en aide à un chaton errant. Avec la pandémie et le confinement, sa fille Léana, 3 ans, commençait à s’ennuyer de ses amis et sa routine habituelle lui manquait. « Son père et moi devions continuer de travailler et j’essayais de l’occuper de mon mieux, mais il fallait aussi que je me concentre sur mon entreprise », me révèle Mme Pinsonneault. 

« Léana nous a demandé si elle pouvait avoir un petit chat », m’explique-t-elle. Pourquoi ? Assurément à cause des histoires de Caillou et de son chat Gilbert que ses parents lui lisent chaque soir. Bien sûr, ils ont parlé avec elle des responsabilités qui s’ensuivraient. Après de nombreuses recherches infructueuses dans les refuges, Mme Pinsonneault apprend qu’une dame avait trouvé une portée de quatre chatons âgés d’à peine un mois dans son cabanon. Nous sommes allés les voir et Léana a eu un coup de cœur : « Maman, il est tellement mignon ! » Depuis, Léana s’est littéralement transformé en « vraie petite mère pour ce chaton. Elle s’en occupe comme si c’était son bébé, me raconte Mme Pinsonneault. La voir si heureuse me comble de bonheur, me dit-elle. Maintenant, il reste à lui trouver un nom ». Solange, Gilberte ou Colette ? Pour le moment, Léana change d’idée chaque jour.

Réconfort

De son côté, Carolane Besner, représentante des ventes dans le domaine du camping, a adopté un lapin d’un an du nom de Monsieur Chocolat à la SPCA de Montréal en pleine pandémie. C’était pour égayer sa maison et pour tenir compagnie à Chocolatine, leur première lapine, elle aussi rescapée et peu sociale avec sa fille Abigaëlle âgée de 6 ans. « Nous voulions non seulement trouver un lapin joueur pour Abigaëlle, mais aussi apaiser Chocolatine qui a vécu seule toute sa vie... » me raconte cette résidente de Sainte-Brigide-d’Iberville, qui ajoute que les lapins sont grégaires et aiment vivre avec des congénères. « Chocolat a amené du réconfort et une routine à notre famille. On s’occupe des lapins chaque jour en les brossant, en allant cueillir des pissenlits pour eux et en leur préparant de bons légumes frais. Cela nous occupe et nous permet de penser à leur bien-être au lieu d’angoisser avec la COVID-19... »

Voilà donc des animaux chanceux et ils ne sont pas les seuls, car les demandes ont augmenté depuis le début de la pandémie. Ceci étant dit, le vétérinaire en moi espère de tout cœur qu’une fois la COVID-19 derrière nous, il n’y aura pas d’augmentation du taux d’abandon...