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Impact: compliqué, mais pas impossible, dit Olivier Renard

Le directeur sportif de l’Impact, Olivier Renard
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Le directeur sportif de l’Impact, Olivier Renard

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Le directeur sportif de l’Impact de Montréal, Olivier Renard, se dit très à l'aise avec l’effectif actuel en vue du tournoi MLS is Back, qui aura lieu à Orlando en juillet, mais il garde toujours l’œil ouvert quant à la possibilité de faire certains ajustements.

Le contexte de pandémie de coronavirus complique évidemment la vie sur le marché des transferts, a indiqué le Belge, en entrevue à l’émission La MLS cette semaine de la chaîne TVA Sports. Mais il y aura la possibilité pour lui de bouger, au besoin.

«Toutes les dates de marché des transferts vont changer dans le monde entier, notamment l'Italie. Le marché des transferts va commencer à partir de septembre, donc toutes les dates sont repoussées, a-t-il observé. De notre côté, on n'a pas pu recruter dans les dernières semaines où le marché était ouvert; maintenant, il est fermé. Normalement, il devrait ouvrir pour quelques jours avant le début du tournoi et fermer pour le tournoi, et recommencer à être ouvert par la suite.»

«C'est particulier, sachant aussi que les frontières sont fermées. Recevoir un permis de travail pour un joueur ne sera pas évident, a-t-il ensuite indiqué. Ce sont des paramètres qui sont très difficiles. Nous avons les trois premiers matchs de groupe et j’ai confiance au groupe qu'il y a actuellement. Maintenant, y aura-t-il des retouches ou pas? On verra.»

D’ailleurs, à l’heure actuelle, le directeur sportif n’a qu’un dossier important à régler au sujet de son groupe de joueurs.

«Dans l'effectif, il y a un joueur encore à régler et c'est Lassi Lappalainen, mais je suis très positif pour sa situation avant qu'on parte pour Orlando», a-t-il indiqué.

Le jeune ailier finlandais est, sur papier, prêté à l’Impact par son «club-frère» en Italie, le FC Bologne. Le prêt doit normalement arriver à échéance en juin, mais la possibilité de le prolonger est sur la table.

«Le couteau entre les dents»

Dans l’immédiat, l’Impact doit surtout se préparer pour le tournoi floridien dont la phase de groupe comporte un match contre l’ennemi juré, le Toronto FC.

«Toronto, on sait très bien la rivalité qu'il y a et c'est bien parce qu'on va se retrouver dans un contexte complètement différent, a expliqué Renard. Mais on devra vraiment avoir le couteau entre les dents pour ce style de match-là. Il y a la Nouvelle-Angleterre, qu'on a déjà affrontée en début de championnat, et D.C. (United), qu’on a affronté durant le camp. C'est particulier, mais Toronto, ce match-là est un peu plus piquant. Mais pour moi, il n'y a pas de différence par rapport aux autres équipes. On doit faire le maximum.»

Il y a encore certaines inconnues avec lesquelles le club doit composer. Premièrement, il faudra voir quand les autorités locales donneront à l’Impact le droit de s’entraîner en groupe complet. Cela pourrait avoir une incidence sur le moment du départ du club vers Orlando. Il pourrait voyager dès le 24 juin, mais on préférerait éviter cela.

«On a confiance pour la semaine prochaine, mais il n'y a pas encore de certitude de rentrer dans la phase 3 [les entraînements complets]», a rappelé le directeur sportif.

«C'est normalement notre choix, de notre côté, sans savoir encore la date de départ, de rester au maximum dans notre marché, a-t-il précisé. C'est le choix du personnel, en accord avec les joueurs.»

Unique

Renard a souvent répété le mot «particulier» durant l’entretien. C’est un mot qui décrit très bien le fait de devoir se rendre à Orlando en plein été pour disputer un tournoi avec phases de groupe dont une partie comptera dans le classement de la saison régulière.

«Je sais c'est quoi, participer à ce genre de tournoi, mais évidemment, notre entraîneur, Thierry [Henry], est beaucoup plus habitué à ce format de compétition, a souligné Renard. Et pour les joueurs, ce sont des matchs de tournoi qui comptent pour la compétition. Il y a deux compétitions dans une compétition et c'est important que les joueurs se rendent compte de ça.»

L’équipe d’entraîneurs aura aussi droit à sa juste part de variables inhabituelles.

«Il y a des règles qui changent, comme les changements, et aussi la possibilité de mettre 23 joueurs sur la feuille de match, a-t-il rappelé. C'est des choses que le personnel devra ajuster. Le climat, l'heure des matchs sont différents également. Tout est particulier. D'un autre côté, s'il y a des joueurs qui n'ont jamais eu la chance de faire une Coupe du monde, peut-être qu'ils peuvent considérer ça comme une mini-Coupe du monde. C'est une expérience pour tout le monde.»

Enfin, le directeur sportif se rendra lui aussi à Orlando, sans trop de craintes liées à la pandémie qui, malgré tout, est loin d’être endiguée.

«C'est excitant d'être là et de recommencer le football, a-t-il affirmé. Après, au niveau des angoisses, je n'ai pas trop de problèmes avec cela, surtout que j’ai confiance que la MLS a tout mis en œuvre pour que tout se passe bien.»

Des groupes bizarres, selon Laurent Ciman 

Le Toronto FC sera dans le même groupe que l’Impact de Montréal lors du tournoi MLS is Back, qui s’amorcera le 8 juillet à Orlando, une situation qui a fait sourire le défenseur Laurent Ciman.

«Je trouve que les groupes sont assez bizarres, a indiqué le porte-couleurs du TFC lors de l’émission La MLS cette semaine sur les ondes de la chaîne TVA Sports, dimanche. Je ne sais pas si ç’a été tiré au sort volontairement. Mais, qu’on joue contre l’Impact ou une autre équipe, ça va être un bon tournoi. C’est spécial. Et il y a Los Angeles FC qui se retrouve avec l’autre Los Angeles [le Galaxy].

«Par contre, c’est bien. C’est un "derby". Ça va pimenter un peu les choses, mais il ne faut pas oublier les autres équipes [Revolution de la Nouvelle-Angleterre et D.C. United]», a-t-il ajouté à propos des deux clubs accompagnant l’Impact et le TFC au sein du groupe C.

Encore de l’essence

Le défenseur belge a effectué un passage remarqué à Montréal, où il a porté les couleurs de l’Impact de 2015 à 2017. Puis, il est passé par Los Angeles, Dijon et Toronto, où il continue sa carrière.

S’il n’est pas un «titulaire indiscutable» avec le TFC, l’athlète de 34 ans sait qu’il lui reste toujours de l’essence dans le réservoir.

«C’est un autre passage dans ma carrière où je dois mettre un petit peu ma personnalité de côté et travailler au service du collectif. Et ça, je suis prêt à le faire», a souligné Ciman.

La pause que les différents athlètes ont dû subir lors du confinement en raison de la pandémie de coronavirus a été éprouvante. Ciman ne fait pas exception à cette règle, même s’il admet se sentir «bien physiquement».

«Avec le fait de s’arrêter comme ça, j’avais une appréhension, a-t-il avoué. [Il fallait] s’entraîner tout seul à mon âge et j’ai eu un coup de blues. [C’était d’]aller sur le terrain, s’entraîner tout seul, tourner autour des cônes, des choses comme ça. J’étais loin de ma famille aussi, je me suis posé pas mal de questions.»

«Une fois que les entraînements par groupe ont repris, je me suis dit que je suis encore en vie. J’ai encore ce goût, j’ai toujours envie de donner, d’apprendre et de recevoir. J’ai envie de continuer. Je suis en fin de contrat en décembre ici, on verra les possibilités qui s’offrent à moi. Je suis libre. Je vais enfin pouvoir décider de certaines choses.»