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C’est officiellement la fin des commissions scolaires

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Les commissions scolaires sont officiellement devenues des centres de services scolaires, lundi. 

Leur nom a été changé pour tenir compte de la réforme adoptée sous bâillon par le gouvernement Legault en février dernier.

En plus du changement d’appellation, cette loi abolit la fonction de commissaire et les élections scolaires dans les milieux francophones.

Pour se conformer à cette transformation, la Fédération des commissions scolaires du Québec a aussi été officiellement débaptisée lundi pour devenir la Fédération des centres de services scolaires du Québec(FCSSQ).

Par communiqué, la fédération dit poursuivre une réflexion sur la place que doivent prendre les nouveaux centres de service dans le milieu de l’éducation.

«Les derniers mois ont été remplis de défis, partout sur le territoire. La rentrée scolaire de l'automne comporte elle aussi son lot de questions et d'incertitudes. Les centres de service scolaires continueront d'être au rendez-vous pour leur population», a affirmé Jacky Tremblay, le PDG intérimaire de l’organisation.

Notons également que la Commission scolaire de Montréal est devenue le Centre de services scolaire de Montréal sur son site internet. Certaines structures ailleurs au Québec n’avaient toutefois pas encore mis à jour leur nom sur le web en fin d’après-midi, a pu constater l’Agence QMI.

Au moment de son adoption, la loi a soulevé plusieurs critiques des commissaires et des partis d’opposition, qui accusaient le gouvernement de vouloir centraliser les pouvoirs en éducation.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, est plutôt d’avis que sa réforme va donner plus de place aux parents dans la hiérarchie scolaire.

La loi contient une importante exception. En effet, les anglophones continueront d’élire des commissaires, eux qui ont toujours été beaucoup plus nombreux historiquement à participer aux élections scolaires.