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Athlètes de haut niveau: enfin à l’entraînement!

Les athlètes retrouvent «leur» Institut national du sport

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Photo Maxime Deland, Agence QMI La réouverture de l’Institut national du sport, lundi à Montréal, réjouit les athlètes de haut niveau de différents sports qui le fréquentent, dont le judoka Antoine Valois-Fortier.

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C’était comme un matin de Noël pour des enfants, lundi, quand certains athlètes ont enfin retrouvé leurs aires d’entraînement à l’Institut national du sport (INS) du Québec.

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Des membres des équipes nationales de judo et de plongeon ont poussé une porte qui leur était fermée depuis le 14 mars en raison de la pandémie de la COVID-19.

Quand les autorités de santé publique ont annoncé vendredi que le complexe du Parc olympique pouvait rouvrir, la nouvelle a soufflé les frustrations accumulées par l’élite sportive du Québec durant les trois derniers mois.

« Un peu de positif, ça fait du bien », a avoué le judoka Antoine Valois-Fortier, joint par Le Journal après avoir renoué avec ce qui lui sert pratiquement de deuxième résidence.

« L’aspect social, c’est ce qui m’a manqué le plus. M’entraîner seul dans mon sous-sol, j’ai trouvé ça difficile sur la motivation. Même si je pratique un sport individuel, s’entraîner en équipe est beaucoup plus plaisant », affirme le médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Londres.

Retour graduel

Cette première phase dans la reprise des activités nous laisse encore loin du bourdonnement propre à l’INS, avec ses 350 usagers quotidiens issus des 10 sports résidents (boccia, boxe, escrime, gymnastique, judo, natation, natation artistique, patinage de vitesse en courte piste, plongeon et water-polo).

Seuls les entraînements individuels y sont autorisés jusqu’à nouvel ordre.

Le dojo, les plateaux pour les sports de contacts et les bassins pour les sports d’équipe demeurent fermés.

Les sportifs qui imiteront les judokas et les plongeurs, au cours des prochaines semaines, se soumettront à des règles sanitaires strictes : questionnaire à l’entrée, port du masque, lavage des mains, aucun effet personnel laissé dans les vestiaires et aux abords des espaces d’entraînement, deux mètres de distanciation, appareils de musculation désinfectés après le passage de chaque groupe, etc.

« On a commencé à planifier cette opération de réouverture il y a presque deux mois », explique le président-directeur général de l’INS, Gaëtan Robitaille.

Plaisir retrouvé

Le quart de la soixantaine d’employés mis à pied au début de la pandémie ont repris leurs fonctions à l’INS, signe que le sport recommence à bouger.

Même sans indices de la part des fédérations sportives internationales sur de nouveaux calendriers de compétitions, les athlètes québécois de retour dans leur repaire du Parc olympique peuvent maintenant espérer retrouver une vie normale.

« J’avais hâte de me promener sur les plateaux. J’ai juste vu les athlètes de judo dans la salle de préparation physique et ils avaient tous le grand sourire. Pouvoir se regrouper, même si on doit demeurer à deux mètres de distance, c’est différent d’être sur Zoom. Dans le sport, oui la performance compte, mais c’est beaucoup des relations humaines. Maintenant qu’on est capable de retrouver ça, même dans des conditions différentes, c’est très apprécié pour la santé mentale et sociale des gens », observe Gaëtan Robitaille.

« Au milieu de tout ça (le confinement), il n’y avait pas beaucoup de lumière au bout du tunnel », se souvient Antoine Valois-Fortier, actuellement cinquième mondial au classement olympique dans la catégorie des -81 kilos.

« On ne voyait pas la fin, dit-il. Les événements sportifs étaient tous annulés, c’est sûr que ça a affecté la motivation de tout un chacun, mais moi, j’ai toujours gardé espoir que les Jeux olympiques auront lieu en 2021. Je gardais ça en tête et c’est ce qui me motivait. »


L’Institut national du sport (INS) du Québec, situé au Parc olympique de Montréal, a été inauguré en septembre 2014. Il abrite des plateaux d’entraînement pour ses 10 sports résidents et offre des services médico-sportifs aux athlètes des sports olympiques et paralympiques.