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François et son boys club

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Elles l’ont prouvé une fois de plus en temps de crise : les femmes sont indispensables au bon fonctionnement de la communauté, de l’économie et des services de santé. Pourtant, quand vient le temps de relancer l’économie, elles ne semblent plus être prioritaires.

En mars, près de deux fois plus de femmes que d’hommes ont perdu leur emploi à cause de la pandémie au Québec. Il est pour le moins étonnant de constater que le plan de relance économique (élaboré principalement par quatre hommes) vise des secteurs dont la main-d’œuvre est majoritairement masculine.

Mercredi, au Salon bleu, François Legault a lancé « shame on you » à micro fermé à Dominique Anglade, la cheffe de l’opposition libérale. Il avait été piqué au vif par l’intervention de la députée libérale Hélène David, qui demandait pourquoi aucune femme ne faisait partie du comité de relance économique. Pour toute réponse, le député de la CAQ, Simon Jolin-Barrette, a affirmé que son gouvernement était pour l’avancement des femmes. Permettez-moi d’en douter.

En excluant les femmes de la direction d’un dossier aussi important, en méprisant en chambre les députées qui font le travail de relever ces décisions très problématiques, François Legault ne se pose pas en champion de l’avancement des femmes.

Honte à vous

Honte à vous qui pensez que l’apport des femmes n’est pas nécessaire à l’élaboration d’une relance économique d’envergure.

Honte à vous qui pensez que le mépris envers les femmes est encore acceptable.

Honte au gouvernement qui ne met pas en priorité les enjeux d’égalité.

Le gouvernement a le devoir d’adopter des mesures concrètes pour permettre aux femmes, qui représentent plus de la moitié de la population, de prendre part aux décisions de ce plan de relance économique majeur et d’en bénéficier.

En 2020, c’est absolument nécessaire.

Nous ne pouvons pas toujours repousser à plus tard la lutte aux inégalités entre hommes et femmes.