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Jusqu’à 45% de porteurs asymptomatiques

Il faut continuer de tester, dit un chercheur

Jusqu’à 45% de porteurs asymptomatiques
AFP

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Au moins 30 % des personnes infectées par la COVID-19 et potentiellement jusqu’à 45 % d’entre elles ne développeraient aucun symptôme de la maladie, selon des chercheurs californiens.

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Depuis le mois de février, il apparaît clair que le coronavirus SARS-CoV-2 n’affecte pas tout le monde de la même façon.

Mortel pour certains, bénin pour d’autres, il semble ne jamais causer de symptômes à certains individus qui l’ont pourtant contracté.

Une récente analyse effectuée par des scientifiques à l’institut de recherche Scripps, situé près de San Diego sur la côte ouest-américaine, apporte un nouvel éclairage sur l’ampleur de ce phénomène.

Les chercheurs ont passé en revue les résultats de test de 45 394 personnes qui ont reçu un diagnostic de coronavirus à l’intérieur de 16 cohortes différentes, dans plusieurs pays. Il s’agissait, par exemple, de petits pays ou de communautés qui ont testé intensivement leur population, de navires de croisière où il y a eu des éclosions, ou encore de maisons de retraite.

Limites

« Le taux d’infections asymptomatiques pourrait atteindre 40 à 45 % », concluent-ils.

On parle bien, ici, de personnes qui attrapent le virus, mais qui ne développeront jamais de symptômes cliniques de la COVID-19, qu’il faut distinguer des personnes présymptomatiques, qui n’ont pas de symptômes au moment du dépistage, mais qui en développeront éventuellement.

Les auteurs de l’étude ne cachent pas que leur approche présente certaines limites.

Notablement, seulement cinq cohortes procuraient des données longitudinales, c’est-à-dire où l’on a testé plus d’une fois les individus. Il était donc difficile de faire la différence entre les personnes asymptomatiques et présymptomatiques, ce qui a conduit les chercheurs à fournir une estimation assez large.

« Une estimation plus conservatrice serait de 30 % ou plus [de patients asymptomatiques] », ce qui demeure élevé, écrivent-ils.

L’importance des tests

« Notre examen met vraiment en évidence l’importance des tests [de dépistage]. Avec un taux d’asymptomatiques aussi élevé, c’est clair que nous devons en faire beaucoup, sinon le virus continuera de nous échapper », affirme Eric Topol, l’un des auteurs de l’étude, dans un communiqué.

De plus, en considérant ce nombre important de porteurs silencieux, « porter un masque a beaucoup de sens », ajoute son collègue Daniel Oran.

L’analyse de l’institut Scripps suggère aussi que les personnes asymptomatiques peuvent transmettre à d’autres le virus pendant une période assez longue, peut-être même pendant plus de deux semaines, mais on ignore toutefois si elles sont aussi contagieuses que celles qui ont des symptômes.

— Avec la collaboration de l’Agence QMI

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