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Pas de regrets

Le premier ministre François Legault a accordé sa première entrevue à notre Bureau parlementaire sur sa gestion de la crise de la COVID-19 dans son bureau de Québec.
Photo Simon Clark Le premier ministre François Legault a accordé sa première entrevue à notre Bureau parlementaire sur sa gestion de la crise de la COVID-19 dans son bureau de Québec.

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Pour François Legault, il y a eu un drame dans les CHSLD, mais la gestion de la pandémie est «un énorme succès dans le reste de la société».

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En se confiant sur sa critique expérience des trois derniers mois aux commandes, le premier ministre n’éprouve pas de regret autre que celui déjà exprimé de ne pas avoir augmenté plus tôt les salaires des préposés. Ainsi, des postes auraient été pourvus et ils auraient été plus nombreux pour aider les CHSLD à faire face à la COVID-19.

Avec la fatigue, les semaines de travail sept jours sur sept, celui sur qui reposait le poids de la gestion de crise reconnaît tout de même avoir connu des moments d’anxiété.

  • Rémi Nadeau était à Dutrizac sur QUB radio:

Idées et insomnie

Le PM raconte qu’il laissait une tablette et un crayon en permanence près de son lit, et qu’il lui est arrivé de se lever la nuit pour griffonner des idées apparues à travers un brouillard d’insomnie.

«Ça m’arrivait la nuit de me demander comment je pourrais faire pour trouver plus de monde pour les CHSLD», raconte-t-il, sans démontrer la moindre trace d’usure malgré l’éprouvant marathon. 

Il signale que sur 5100 décès causés par la COVID, 4600 sont survenus dans des résidences pour personnes âgées. «[Pour le reste] 500 décès, sur 8,5 millions d’habitants, si on avait juste eu eux autres, ça aurait été...», laisse-t-il tomber, sans terminer sa phrase, préférant saluer les Québécois responsables selon lui de ce «succès» dont «on peut être très fiers». Il estime qu’en écoutant les consignes, ils ont sauvé des milliers de vies.

Notre journaliste lui rappelle qu’il est impossible de ne pas tenir compte du mauvais bilan des résidences pour aînés, et il acquiesce, répétant avoir pris une partie du blâme. Il n’avait pas vraiment le choix. Il devait le faire Les Québécois n’oublieront jamais l’horreur vécue dans certains établissements.

Personnellement, il a trouvé son réconfort dans les moments difficiles auprès de son épouse, Isabelle Brais, qui, dit-il, lui fait confiance, même lorsqu’elle n’est pas tout à fait d’accord avec lui.

Finalement, quand il repense à ce qu’il a accompli en gérant cette dramatique situation inédite, est-ce qu’il ferait les choses différemment?

«À part d’avoir du personnel mieux payé (pour les CHSLD), non, il n’y a pas grand-chose que je changerais.»