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Que faire quand on se sent à l’étroit chez soi à la suite du confinement

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Illustration Adobe Stock

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Le confinement en aura fait réfléchir plus d’un ; « est-ce que je préfère vivre entassé près du centre-ville, ou si je ne préfère pas m’éloigner un peu et vivre dans un plus grand espace ? »

Demeurer en quasi permanence au même endroit peut changer les perspectives et mener à se poser plusieurs questions. Ainsi, après le confinement, votre logement vous apparaît désormais peut-être trop petit, et peut-être même microscopique si votre table de cuisine vous sert à la fois d’espace bureau, de coin repas, de classeur pour vos factures et de table de travail pour les devoirs des enfants.

Si vous partagez cette impression, il est possible que le fait de travailler en télétravail y soit pour quelque chose. 

Mais si vous êtes comme la plupart des Québécois, il est probable que vous y teniez, à votre télétravail. 

Selon un sondage publié le 4 mai dernier par l’agence de recrutement Robert Half, 74 % des 500 employés de bureau sondés aimeraient avoir plus souvent recours au télétravail, même après la fin du confinement.

Comment faire pour adapter votre milieu de vie au télétravail ? Voici les options.

Option 1 : S’éloigner pour acheter plus grand

Acheter en région coûte normalement moins cher. 

C’est donc possible d’acheter plus grand pour le même budget. Par exemple, selon les données fournies par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), le prix médian en avril 2020 des maisons de la Rive-Nord de Montréal était de 305 000 $, contre 520 000 $ sur l’île de Montréal.

Option 2 : Rester et rénover

Si vous ne souhaitez pas déménager et vous expatrier dans une ville plus éloignée, l’option de rénover demeure un excellent choix. 

En plus d’agrémenter votre milieu de vie, certaines rénovations permettent d’augmenter la valeur de votre maison. 

Pensez notamment à donner une couche de peinture, ou encore à rénover cuisine et salles de bain.

Option 3 : Louer plus grand

Vous êtes locataire et avez besoin d’une chambre de plus pour faire un bureau ? La location d’un plus grand logement en vaut peut-être la peine. Mais selon les données de la SCHL (Société canadienne d’hypothèques et de logement), les grands logements ne sont pas très nombreux au Québec.

Par exemple, dans son dernier rapport disponible (octobre 2019), la SCHL révèle que les logements de trois chambres et plus ne représentent que 13,7 % des logements à Montréal, et 13,5 % à Québec. Cela peut donc être plus difficile de trouver un logement de trois chambres et plus, et assurément plus dispendieux. D’où l’intérêt de considérer la location d’un logement un peu plus éloigné, dont le loyer sera moins cher qu’en ville.

Option 4 : Louer un bureau

Si vous êtes travailleur autonome et que vous travaillez de la maison, pourquoi ne pas envisager la location d’un espace de travail en dehors de votre domicile ? En plus de jouir d’une atmosphère propice au travail, vous pourriez réseauter avec d’autres professionnels, notamment si vous louez un espace de travail partagé. Et n’oubliez pas qu’une grande part des frais de bureau pourrait être déduite de votre facture d’impôt. 

Conseils

  • Pour éviter les mauvaises surprises, il faut tout prévoir : si vous déménagez en région, le transport en commun y est-il développé ? En aurez-vous besoin ? Aurez-vous besoin d’une nouvelle voiture ? Si vous avez des enfants, quelle est la réputation des écoles ? Quels services y sont offerts ?
  • En région, il ne faut pas négliger les distances à parcourir. À quelle distance se trouve l’épicerie ? La pharmacie ? L’hôpital ? 
  • Êtes-vous autorisé à faire du télétravail à temps plein ou à temps partiel ? Si vous devez vous rendre plusieurs fois par semaine en ville, considérez le trajet qu’il vous faudra réaliser.
  • N’oubliez pas de calculer les frais de déménagement, notamment les déménageurs, les droits de mutation, le notaire, ainsi que les rénovations.