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Bonne nouvelle: le métro et les bus semblent sécuritaires

GEN-COVID-19
Photo d'archives, Agence QMI

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Après la Corée du Sud et le Japon, c’est au tour de la France de confirmer la bonne nouvelle: le métro et l’autobus ne sont pas des lieux de propagation pour la COVID-19, du moins si les usagers respectent certains gestes barrière. 

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En théorie, les voitures de métro et les habitacles d’autobus sont des lieux propices à la propagation du coronavirus. L’expérience de quelques pays tend toutefois à démontrer le contraire. Des études encourageantes confirment que les transports collectifs s'avèrent très sécuritaires, moyennant certaines précautions, notamment le port du couvre-visage et l'utilisation de gel hydroalcoolique.

Dans les transports publics français entre le 9 mai et le 3 juin, les cas de transmission de la COVID-19 ont été évalués à... zéro. Dans cette période, Santé publique France a dénombré 150 nouveaux foyers d’infection dans le pays – surtout dans les centres de soins et les résidences –, mais aucun de ces foyers ne renvoyait au métro, aux autobus, aux trains, aux avions ni même aux bateaux. 

Mesures

La France oblige le port du couvre-visage dans les transports publics, et cette consigne semble généralement respectée par la population. Les trains n’offrent qu’un siège sur deux pour éviter que des passagers soient assis directement l’un à côté de l’autre. Les usagers sont tenus de se tenir à au moins un mètre d’écart les uns des autres et l’achalandage réduit prévient la promiscuité involontaire. Jusqu’à aujourd’hui, les passagers parisiens ne pouvaient utiliser le métro pendant les heures de pointe qu’en produisant une attestation de leur employeur; cette obligation n’est toutefois plus en vigueur depuis ce matin, et les wagons pourront de nouveau se remplir. 

En Corée du Sud, où les transports en commun n’ont jamais cessé de fonctionner normalement, même constat: le métro n’est pas un lieu de contagion. Là aussi, le couvre-visage est la règle. Quant au Japon, même résultat encourageant: tout comme en France, aucun foyer d’infection n’y a été recensé dans les transports en commun, y compris dans le métro de Tokyo, notoirement bondé. 

Silence

Dans la revue Science, un virologue japonais et expert en santé publique, Hitoshi Oshitani, explique cette absence de transmission dans le métro, même «paqueté», par le fait que les usagers, pour la plupart, ne parlent pas et demeurent tranquilles. «Un passager infecté pourrait sûrement infecter les autres dans un tel environnement, mais ça doit être rare», dit-il.

Personne à Montréal n’a hâte de se retrouver dans la proverbiale «classe sardine», où les passagers se pilent sur les pieds. Si toutefois on se fie aux exemples coréen et japonais, des mesures sanitaires élémentaires éradiquent pratiquement le danger de voyager en commun, et ce, même dans une désagréable promiscuité.