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En manque de compétition

Après plus de trois mois sans match, les joueurs ont hâte d’entrer en action

Entraînement Impact de Montréal
Photo courtoisie, Impact de Montréal À l’instar de ses coéquipiers de l’Impact, Mathieu Choinière s’entraîne au sein de groupes restreints au Centre Nutrilait. Il a très hâte de participer à des matchs.

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Les joueurs de l’Impact n’ont toujours pas repris l’entraînement en équipe complètement, mais le passage au travail en petits groupes a redonné espoir à tout le monde.

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« Tout le monde a envie de recommencer et en voyant les ligues en Europe qui recommencent, ça nous donne de la motivation parce qu’on veut aussi reprendre les matchs », a confié Mathieu Choinière.

Le vétéran Rod Fanni a souligné qu’il en a assez d’avoir des contacts limités avec ses coéquipiers.

« Ça fait du bien de voir les amis parce que sur Zoom ou FaceTime, c’est un peu triste. Il y a aussi le football. Ça nous manquait de jouer. Ce n’est pas encore tout à fait ça, mais ça fait beaucoup de bien. »

Normalité

Sans dire qu’ils ont laissé la pandémie derrière eux, les joueurs entrevoient l’avenir avec optimisme.

« Les séances sont bonnes et intenses et nous retrouvons une certaine normalité avec des exercices que nous connaissons , a noté Joel Waterman. « Rien n’est parfait parce que la situation n’est pas celle que nous souhaitons, mais il ne faut pas que ça nous serve d’excuse, nous voulons gagner », a ajouté l’arrière central originaire de la Colombie-Britannique.

Les joueurs de l’Impact sont au cœur d’une sorte de second camp d’entraînement, comme l’a fait remarquer Choinière.

« On sent que c’est une deuxième présaison, même si elle est un peu différente en raison du virus. »

Progressif

En bon vétéran, Rod Fanni estime que le travail est déjà bon, mais qu’il y a encore une bonne marge d’amélioration.

« Je ne pense pas que ça sera tout de suite ce qu’on attend parce que la préparation est biaisée, mais petit à petit, les choses reviendront dans l’ordre.

« En espérant qu’après ce tournoi [qui regroupera toutes les équipes de la MLS à Orlando], on reviendra à la compétition normalement et que cet épisode sera fini après cet été au moins. »

Mais ça, c’est si la MLS reprend effectivement ses activités avec un calendrier régulier compressé et écourté. C’est le plan, mais comme le nombre de cas de COVID-19 monte aux États-Unis, il est permis d’entretenir certains doutes.

Compétition

Quoi qu’il en soit, les joueurs ont hâte de disputer le tournoi qui se déroulera à Orlando à compter du 8 juillet.

« C’est différent, mais en tant que footballeurs, nous voulons jouer des matchs significatifs et gagner des trophées et à cet égard, le tournoi n’est pas différent que si nous essayions de remporter la finale de la ligue, insiste Waterman. Nous savons que les trois premiers matchs de la phase de groupe donneront des points pour la saison régulière de la ligue, alors nous prenons ça au sérieux et nous voulons offrir de bonnes performances. »

Fanni ajoute que ces matchs vont permettre aux joueurs d’évacuer un grand besoin de compétition inassouvi.

« On a envie de se confronter, de faire des matchs et d’avoir du contact, même si ce n’est pas encore le cas. Vu d’où on vient, on arrive déjà à être heureux parce qu’on part de très, très loin. »

Bon groupe

Rappelons que durant le tournoi à Orlando, l’Impact se retrouvera dans le même groupe que le Toronto FC, D.C. United et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

C’est un groupe qui plaît à Joel Waterman pour plusieurs raisons.

« Je n’ai pas encore vécu cette rivalité contre Toronto, mais j’en ai entendu parler. De plus, nous avons affronté la Nouvelle-Angleterre en début de saison. C’est une bonne équipe qui est très bien organisée. »