/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

«Je n’ai pas demandé cette popularité-là», dit le Dr Arruda

Coup d'oeil sur cet article

Propulsé sous les projecteurs dès le déclenchement de la pandémie au Québec, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, admet avoir appris à la dure à composer avec cette soudaine popularité. 

• À lire aussi: [VIDÉO] Le Dr Arruda badinait sur le virus

• À lire aussi: COVID-19: les rassemblements de 50 personnes autorisés dans les lieux publics à compter du 22 juin

• À lire aussi: 2 m, 1,5 m ou 1 m? Telle est la question!

«Je n’ai pas demandé cette popularité-là. Je comprends maintenant certains artistes qui disent que la popularité, c’est dur», a reconnu le directeur national de santé publique, en entrevue à LCN mardi.

Les derniers mois ont été en montagnes russes pour le Dr Horacio Arruda.

Entre les décès qui s’accumulaient dans les CHSLD, sa vidéo de danse controversée et plus récemment la remise en question de son voyage au Maroc quelques jours avant le début de la pandémie au Québec, le Dr Arruda a aussi fait parler de lui pour son style de communication bien à lui. Très rapidement, il été transformé en phénomène viral aux quatre coins du Québec.

Il a dû apprendre à rapidement vivre avec cette nouvelle popularité, autant pour ses bons côtés que pour ses effets pervers.

«Des fois, les médias, c’est préoccupant ce qu’on dit sur nous, ça peut être traumatisant, mais on essaie de prendre du recul», convient le Dr Arruda.

Il reconnait toutefois que les médias, «ça fait partie de la démocratie», Il dit n’éprouver aujourd’hui aucune rancune.

La période noire des décès dans les CHSLD a été, elle, encore plus difficile pour le directeur national de santé publique.

«J’ai trouvé ça excessivement difficile la période des CHSLD, quand on voyait les gens mourir. Je me levais à deux heures du matin pour regarder les chiffres», dit-il.

«Maintenant, ça va mieux. Ça demande beaucoup de travail, mais on est habitués. Comme tout le monde, j’essaie d’avoir mes exutoires: de la musique, marcher avec mon chien, etc.»

Photo Simon Clark

Leçons de la première vague

Le directeur national de santé publique et son équipe en sont maintenant à préparer le Québec pour une deuxième vague que le Dr Arruda estime «fort probable» à l’automne. N’empêche, la réaction des autorités sera bien différente cette fois, assure-t-il, notamment pour ce qui est des établissements scolaires.

«Si jamais il y a une situation dans une école, on va être en mesure de contrôler le sous-groupe de la classe ou la classe sans avoir à fermer l’école au complet.»

Le Dr Arruda affirme aussi que Québec a appris de ses erreurs et que les employés du réseau de la santé ne manqueront pas d’équipements de protection individuelle advenant une deuxième vague.

«On en avait en quantité suffisante, dit-il, mais je pense qu’il y a eu un problème de distribution. [...] Tout ça va être vérifié et c’est sûr qu’on ne se fera pas avoir une deuxième fois.»

Il admet également avoir été surpris par l’ampleur de la crise dans les CHSLD, même s’il était conscient de la vulnérabilité de leurs résidents.

«Ce que je ne connaissais pas, c’était l’état du manque d’employés dans les CHSLD, la quantité de personnes qui passaient d’un lieu à un autre, explique le Dr Arruda. Je n’avais pas ces informations-là. Ce n’est pas non plus mon secteur, mais de toute façon, je pense qu’on a été pris par surprise.»

La transmission du virus par les asymptomatiques est également venue exacerber le problème dans les CHSLD, où des protocoles existaient pour empêcher la transmission par des employés qui affichaient des symptômes de la COVID-19.

Toujours deux mètres

Maintenant que le plus gros de la crise est dans le rétroviseur et que le Québec achève son déconfinement, les Québécois doivent continuer de suivre les consignes de la santé publique, insiste le Dr Arruda, qui n’exclut toujours pas de rendre le port du couvre-visage obligatoire si la transmission devait repartir à la hausse.

«Si les gens ne le font pas et qu’on se rend compte que ça participe à la transmission du virus, on verra ce qu’on fera à ce moment-là. On va essayer de convaincre plutôt que de contraindre», maintient-il.

Plusieurs annonces ont également été réalisées au cours des derniers jours en ce qui concerne la distanciation physique entre les individus, ce qui peut engendrer de la confusion chez certains.

«Si vous avez un chiffre à retenir, c’est deux mètres», résume le Dr Arruda.

Les enfants de moins de 16 ans en milieu scolaire ou dans les camps de jour pourront s’approcher à moins d’un mètre les uns des autres tandis que les adultes qui se rendront dans des salles de spectacle ou de cinéma, où la circulation est limitée, pourront s’installer à 1,5 mètre des autres.

Le Dr Arruda a par ailleurs promis des annonces «sous peu» pour le déconfinement de nouveaux secteurs d’activités, notamment les centres d’entraînement et les lieux de culte.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.