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Les dépistages sont en chute libre dans la province

François Legault n’exclut pas une campagne de publicité pour convaincre la population

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Après avoir martelé que le dépistage était le nerf de la guerre contre la COVID-19, Québec constate que de moins en moins de gens se font tester, notamment à Montréal, où l’on abandonnera les cliniques mobiles dans les autobus dès vendredi.

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« C’est important, avec le déconfinement, de tester, tester, tester. Donc il faut augmenter le nombre de tests », a insisté François Legault lors de son passage en Beauce, mardi, lui qui a semblé déçu par les plus récents chiffres dévoilés par la santé publique.

Mais la réalité demeure : le nombre de dépistages menés dans la province est tombé à 5200 dimanche, soit le total le plus bas de prélèvements depuis le 8 avril, selon les plus récentes données disponibles.

Québec est donc loin de son objectif de 14 000 tests par jour qu’il s’était fixé début mai. La dernière fois que cette cible a été atteinte, c’était il y a trois semaines de cela, le 27 mai.

Unités mobiles retirées

À Montréal, le constat est le même. Alors que les cliniques mobiles aménagées dans des autobus de la STM peuvent accueillir jusqu’à 200 personnes quotidiennement, certaines ne dépistent qu’une cinquantaine de citoyens certains jours.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, a donc décidé de retirer ces unités mobiles.

Un choix qu’elle justifie par l’évolution favorable de la situation épidémiologique dans la métropole, la chute libre de l’achalandage et le taux de tests positifs en baisse.

Ce seront donc les cinq Centres intégrés universitaires de santé et des services sociaux (CIUSSS) de Montréal qui seront chargés de coordonner les dépistages sur l’île.

Toutefois, la Dre Drouin assure que la baisse du nombre de tests et de cas positifs ne veut pas dire que certains cas nous échappent, alors qu’on recense moins de personnes symptomatiques.

« Il n’y a pas d’autres signes en termes d’éclosion en milieux de travail qui permettent de dire qu’on sous-estimerait ce qui se passe. [...] Tous nos indicateurs vont dans le même sens pour nous dire que nous sommes dans la bonne direction », soutient-elle.

Un plan demandé au Dr Arruda

De son côté, le premier ministre du Québec estime qu’il faut que son gouvernement soit « beaucoup plus » proactif pour convaincre la population de se faire tester.  

François Legault a précisé avoir demandé au directeur national de santé publique, Horacio Arruda, un plan « pour augmenter de façon importante le nombre de tests ».

Et pour atteindre ses objectifs, il promet que tous les moyens seront étudiés, y compris en investissant dans des campagnes de publicité, comme l’a fait l’Ontario.

– Avec Vincent Larin, Agence QMI

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