/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Risques accrus de repousser un examen

Le CHU de Québec dit que ses installations sont sécuritaires

Jean Pierre Gagne docteur
Photo Simon Clark Le Dr Jean-Pierre Gagné, du CHU de Québec, invite les gens à ne pas hésiter à consulter malgré la COVID-19. « Les risques ont été réduits au minimum », assure-t-il.

Coup d'oeil sur cet article

Le chef du service de chirurgie générale du CHU de Québec implore les patients qui ont des symptômes ou des doutes sur leur état de santé à consulter, COVID-19 ou non. «Pour ces gens-là, c’est plus dangereux de rester à la maison que de venir à l’hôpital», insiste le Dr Jean-Pierre Gagné.

Le médecin est clair, les risques de contracter la COVID-19 à l’hôpital ont été réduits au minimum. Il serait plus dangereux de laisser traîner un problème de santé.

«Je pense à des dépistages de cancer du côlon, de cancer du sein, des gens avec des problèmes cardiaques. [...] On en entend des histoires d’horreur potentielle de gens qui ne se sont pas présentés à l’hôpital, qui se disent : “Je préfère mourir plutôt que d’aller à l’hôpital à ce temps-ci”», confie le Dr Gagné, précisant que ces gens se mettent à risque d’aggraver leur situation.

Jean Pierre Gagne docteur
Photo Simon Clark

«La maladie n’attend pas»

Les mesures prises par les équipes du CHU de Québec pour diminuer les risques de contracter la COVID-19 dans les murs de ses hôpitaux ont eu les effets escomptés. 

Actuellement, selon le Dr Gagné, «un patient sur mille testés» dans les hôpitaux du CHU est déclaré positif au coronavirus.

«C’est pour ça qu’on croit que c’est le temps de passer ce message. Que si vous avez un examen de prévu ou que si vous avez des symptômes, il ne faut pas attendre. Parce que la maladie, elle, n’attend pas. Ne pas consulter actuellement se fait au détriment de la santé des patients», croit le chef du service de chirurgie générale.

Jean Pierre Gagne docteur
Photo Simon Clark

D’autant plus qu’on ne sait pas ce qui nous attend dans les prochains mois. «La situation s’est calmée un peu et il faut peut-être tirer profit de ça. On ne sait pas ce qui nous attend à l’automne. S’il y a une deuxième vague, on pourrait bien se retrouver presque fermés comme on l’était en mars», prévient le médecin.

Reprise du rythme habituel

Le Dr Gagné précise également que le volume actuel permet de voir ces patients qui souhaiteraient consulter.

Pour les chirurgies oncologiques, plus aucun patient n’est actuellement «hors délai» et l’activité reprend aussi du côté des chirurgies bénignes.

«Nous sommes descendus jusqu’à 18 % de notre activité lors du délestage demandé par le gouvernement en mars pour nous préparer à toute éventualité. Mais comme Québec a été moins touchée et que la crise s’est concentrée en dehors des hôpitaux, on a pu reprendre graduellement nos activités», explique le Dr Gagné, précisant que le volume actuel correspond aux activités normales en période estivale. 

«Ça tourne aux alentours de 70 %. On a repris le contrôle».

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.