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COVID-19: un nuage de particules virales au-dessus de votre toilette

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La chasse d’eau des toilettes, quand elle est actionnée, provoque un important nuage de fines particules qui pourraient potentiellement être vectrices du coronavirus si l’utilisateur en est porteur, selon une étude chinoise.

L’article scientifique publié dans le journal Physics of Fluids révèle que lorsqu’on actionne la chasse d’eau, entre 40 % et 60 % des minuscules gouttelettes générées peuvent remonter au-dessus du siège.

Certaines d’entre elles peuvent se retrouver à plus d’un mètre du sol et flotter dans l’air pendant plus d’une minute, selon une simulation informatique réalisée par les chercheurs affiliés à plusieurs universités chinoises, notamment l’université de Yangzhou (est du pays).

Tout cela n’est pas très rassurant en considérant que d’autres études suggèrent que le SARS-CoV-2 peut survivre dans le tube digestif humain et apparaître dans les selles des personnes infectées.

Une solution simple

Dans une autre étude dont les résultats sont parus dans la revue The Lancet, en mars dernier, des chercheurs ont analysé les selles de 73 patients hospitalisés pour la COVID-19 en Chine. Ils ont trouvé des traces du coronavirus dans un peu plus de la moitié des échantillons.

Dans le cas de l’utilisation des toilettes, il suffit d’abaisser le couvercle avant de tirer la chasse d’eau pour réduire grandement la dispersion des particules possiblement virales. Autrement, le nuage invisible qui est répandu dans l’air pourrait exposer d’autres usagers de la salle de bain au coronavirus, écrivent les auteurs de l’article, ou encore contaminer les surfaces de la pièce.

Un autre conseil

Par ailleurs, les gens qui côtoient une personne atteinte par la COVID-19 devraient aussi tenir compte du fait que le port du masque, par la personne qui est malade, n’offre pas une protection complète pour les autres.

En effet, une autre étude, qui a aussi été publiée par le journal Physics of Fluids, démontre que le masque chirurgical ne parvient pas à retenir toutes les gouttelettes émises par celui qui le porte quand il tousse.

Les scientifiques de l’université de Nicosie, à Chypre, ont eux aussi employé des simulations informatiques pour imiter la trajectoire des particules de salive quand une personne malade tousse avec ou sans masque.

Le masque chirurgical attrape une certaine quantité de gouttelettes, mais pas toutes. Plusieurs peuvent quand même le traverser et certaines peuvent voyager à plus d’un mètre, selon cette étude. 

De surcroît, plus le porteur tousse dans son masque, moins celui-ci est efficace. La perte d’efficacité serait d’au moins 8 % pour 10 cycles de toux légère.

Par conséquent, le respect de la distanciation physique demeure important, même si les gens portent le masque, affirment ces chercheurs.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.