/opinion/columnists
Navigation

La trahison des nationalistes

Coup d'oeil sur cet article

J’hésitais entre choqué ou découragé du monde politique lorsque mon frère m’a demandé si les décisions du gouvernement caquiste m’irritaient.

Comme médecin spécialiste retraité, il pestait contre la gestion de la crise sanitaire et avait à redire sur le premier ministre et ses ministres de la Santé et de l’Éducation. De mon côté, je suis plutôt découragé par le nationalisme mou de la CAQ qui n’en finit plus de ramollir et qui s’expose aux attaques sournoises.

Racisme à toutes les sauces

Certains médias ont fait grand bruit d’une poignée de manifestants qui s’opposaient à la loi sur la laïcité devant les bureaux du premier ministre et qui osaient prétendre qu’elle est source de racisme systémique.

L’argument est simpliste. Toutefois, il reflète jusqu’où ces opposants sont prêts à manipuler l’opinion en refusant d’adhérer aux valeurs québécoises.

À peine 24 heures après cette manifestation, le premier ministre forme un comité composé de députés caquistes qui lui fera des recommandations pour contrer le racisme qu’il ne sait pas encore comment qualifier.

Bien qu’apparaissant comme destiné à soigner l’image dans une période tumultueuse, ce comité ouvre la porte aux critiques en tous genres et à des appétits pas faciles à satisfaire.

Pourtant, nous avons déjà les institutions et les outils législatifs contre la discrimination et le racisme. En fait, c’est l’éducation à la différence et la mixité sociale qui font défaut.

Exister comme nation

L’ouverture à l’autre ne commande cependant pas de s’effacer avec les valeurs qui tiennent à cœur à la majorité des Québécois.

Le laxisme du gouvernement dans la protection de la langue française va jusqu’à permettre l’expansion de l’enseignement en anglais dans nos établissements d’enseignement supérieur, au point d’y minoriser progressivement la langue officielle.

C’est paradoxal de la part d’un gouvernement nationaliste d’affaiblir les valeurs qui distinguent le Québec !