/opinion/columnists
Navigation

Papa et fier de l’être

Loving father embracing his cute baby son
Photo Adobe stock Nous devrions saisir chaque occasion de souligner l’importance du rôle que jouent les pères dans la vie de leurs enfants.

Coup d'oeil sur cet article

Non, je ne vous parlerai pas de la COVID aujourd’hui. Ni de racisme systémique. Ni du retour de la partisanerie à outrance en politique. Non, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de quelque chose qui me fait profondément vibrer. De quelque chose de beau, de positif. De moi, papa.

Pourquoi? Parce que cette semaine marque la 8e édition de la Semaine québécoise de la paternité. Vous ne le saviez pas, hein?

Pourtant, nous devrions saisir chaque occasion de souligner l’importance du rôle que jouent les pères dans la vie de leurs enfants. De prendre la mesure des avancées des dernières années qui favorisent la mise en place de cellules familiales plus saines, plus complètes.

Moderne

Personnellement, je suis fier de dire que je suis un papa moderne. J’ai la chance de pouvoir offrir à mes enfants une présence soutenue. Je ne parle pas uniquement d’être présent de corps, mais présent d’esprit également.

C’est parfois difficile. Ça peut même faire mal d’aimer si fort. Être un papa investi, c’est ressentir de manière décuplée les blessures et la tristesse de nos enfants. C’est de vouloir déplacer des montagnes, décrocher la lune, corriger les injustices. C’est aussi d’accepter de ne pas être parfait.

Ce n’est pas toujours facile, mais ô combien gratifiant!

Il est difficile de penser que jadis, la plupart des papas ne changeaient pas de couche. Qu’ils ne disaient pas ou disaient peu «je t’aime». Qu’ils ne faisaient pas la lecture de l’histoire avant le dodo, pas plus qu’ils demeuraient à la maison pour permettre à une nouvelle mère de retourner au travail.

Je ne dis pas que tous les pères étaient alors distants, ou qu’ils sont tous désormais omniprésents. Mais simplement qu’il faut se réjouir du changement de paradigme qui s’est opéré lentement, mais sûrement.

Que désormais, un nouveau standard de papa s’est établi.

Pas une compétition

S’il est vrai qu’on peut se féliciter en tant qu’homme d’avoir outrepassé notre traditionnel rôle de pourvoyeur chargé de discipline, nous devons assurément remercier toutes les femmes qui ont mené le combat pour favoriser leur propre émancipation.

Sans leur détermination, l’occasion n’aurait pas été si belle, si évidente, de jouer un plus grand rôle dans la vie de nos enfants.

Je sais que des gens diront que les femmes ont tellement longtemps souffert de la lourdeur des responsa­bilités et des effets de la fameuse charge mentale, et que c’est bien la moindre des choses que les pères jouent un rôle accru.

C’est vrai. Comme c’est vrai que tout n’est pas encore au beau fixe en matière d’égalité entre les hommes et les femmes, entre les pères et les mères. Mais la parentalité ne devrait pas ressembler à une compétition. C’est une affaire de complémentarité.

Profitons de cette semaine pour parler­­­ de ce qui fonctionne. Félicitons tous les papas aimants et impliqués. Vous êtes un modèle pour vos enfants et pour tous les futurs pères.