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Virus: l’Allemagne veut interdire les grands rassemblements jusqu’à novembre au moins

  Virus: l’Allemagne veut interdire les grands rassemblements jusqu’à novembre au moins
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BERLIN | L’Allemagne a décidé mercredi de prolonger l’interdiction de grands rassemblements jusqu’à novembre pour limiter toute résurgence du nouveau coronavirus, malgré l’accalmie sur le front de la pandémie et le déconfinement.

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De même, le gouvernement fédéral de la chancelière Angela Merkel et les seize régions que compte le pays ont maintenu l’obligation de distance de sécurité entre personnes et de port du masque dans les transports ou les magasins, à l’issue d’une réunion à Berlin.

« Tant que nous n’aurons pas de vaccin ni de médicament il faut maintenir des règles de protection de base pour nous protéger », a estimé Mme Merkel devant la presse.

Pour les grands rassemblements les autorités ont toutefois introduit une « certaine flexibilité », selon les mots du chef du gouvernement de Bavière, la plus grande région allemande en superficie, Markus Söder.

L’interdiction pourra être levée pour les manifestations qui seront capables d’identifier tous les participants, pour remonter une éventuelle chaîne de contamination, et de garantir les distances de sécurité.

Le débat est notamment ouvert autour d’un accès limité dans les stades de football notamment, ou d’autres sports.

Pour le reste, l’interdiction vaut pour « les grands événements tels que les festivals, les fêtes de village, de ville, de rue, les manifestations vinicoles, les tournois de tir ou les fêtes foraines.»

Dans le même temps, le gouvernement et les régions ont décidé de relâcher les restrictions dans d’autres domaines. Écoles et garderies vont poursuivre leur réouverture progressive, qui sera complète à la rentrée après les congés estivaux.

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Nouveaux foyers localisés

Gouvernement et régions encouragent dans ce contexte les Allemands à utiliser une application en vigueur depuis mardi dans le pays et déjà téléchargée à 6,5 millions de reprises, selon le ministre de la Santé, Jens Spahn.

L’Allemagne a été comparativement beaucoup moins frappée que ses voisins européens par la pandémie. Elle comptait mercredi 187 184 cas confirmés de COVID-19 (+345 en 24 h) pour 8830 décès (+30), selon l’Institut Robert Koch, qui estime à 173 600 (+500) le nombre de personnes guéries.

Le pays est souvent cité en modèle de gestion de l’épidémie. « Ce que nous avons fait » lors du confinement de mi-mars à mi-mai « a sauvé des milliers, probablement des dizaines de milliers de vies », a indiqué M. Söder.

Signe que le virus circule toujours néanmoins en Allemagne, de nouveaux foyers continuent d’y être détectés.

Environ 400 employés d’un abattoir de Gütersloh en Rhénanie du nord-Westphalie, dans l’ouest du pays, ont été testés positifs à la COVID-19, selon le gouvernement régional. Leurs proches doivent à présent subir des tests.

Les abattoirs, aux conditions d’hygiène parfois douteuses, ont constitué en Allemagne plusieurs foyers de contamination depuis le début de la pandémie, obligeant le gouvernement à prendre des mesures pour limiter les risques.

À Berlin, dans le quartier de Neukölln, environ 370 familles sont actuellement en quarantaine dans leurs appartements situés dans des cités populaires après la découverte de plusieurs cas. Environ 70 personnes ont été testées positives à ce stade dans des ensembles d’habitation de ce quartier populaire de la capitale.

« Nous voyons avec ces foyers que le virus n’est pas parti », a mis en garde Angela Merkel.

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