/news/society
Navigation

Garderies en milieu familial: en grève en septembre

CPE du carrefour
Photo d'archives, Chantal Poirier

Coup d'oeil sur cet article

Un casse-tête attend les parents à l’automne. Les responsables des services de garde en milieu familial ont voté massivement en faveur d’une grève générale illimitée à compter du 21 septembre. 

• À lire aussi: Garderies: exit l'espacement physique chez les bambins

• À lire aussi: Les services de garde du Québec en grève jeudi

Les quelque 10 000 membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec affiliées à la CSQ ont rejeté à 82 % l’offre du gouvernement fixant leurs conditions de travail. 

Les éducatrices en milieu familial se sont également prononcées pour le déclenchement d’une grève générale illimitée à compter du 21 septembre. 

Mais les parents des bambins qui fréquentent les milieux familiaux devront se trouver une alternative dès le début septembre, puisqu’une grève rotative dans toutes les régions du Québec débutera dès le 1er septembre. 

L’écart est grand entre les positions syndicales et patronales. «Alors que la FIPEQ-CSQ demande un rattrapage monétaire équivalent à 16,75 $ l’heure et la création d’un comité d’évaluation de l’emploi pour établir la juste rémunération des RSE, le ministère offre une rémunération équivalente à 12,83 $ l’heure pour 2019-2020», précise le communiqué de presse diffusé jeudi par la FIPEQ-CSQ. 

La présidente du syndicat accuse le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, d’avoir mis de l’huile sur le feu des négociations au cours des derniers mois. 

«On ne se cachera pas qu’il a largement contribué à la forte mobilisation de nos membres pour une grève, malgré la situation d’urgence sanitaire. Nos membres étaient très partagées sur la question du meilleur moment pour déclencher la grève en raison du contexte d’urgence sanitaire. Nous profiterons de l’été pour bien informer les parents sur nos revendications et nos moyens de pression», fait valoir Valérie Grenon.

Le ministre Lacombe souhaite que les syndicats se rassoient à la table de négociation et a bon espoir que les parties s'entendent. 

«Les responsables de services de garde souhaitent se faire entendre au-delà de la table de négociation et c’est leur droit de le faire. Toutefois nous déplorons que ce soient les parents et nos tout-petits qui fassent les frais de ces moyens de pression», a-t-il commenté, dans une déclaration.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.