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PCC: débat civilisé, en anglais, axé sur l'unité des bleus

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Capture d'écran, conservateur.ca

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OTTAWA | Les meneurs de la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada, Peter MacKay et Erin O’Toole, ont joué du coude pour se disputer le rôle du plus rassembleur des rassembleurs, jeudi soir, lors d’un débat en anglais.

« O’Toole a bien fait, tout comme MacKay », a évalué Daniel Béland, directeur de l’Institut d’études canadiennes de l’Université McGill, qui a noté que le second menait clairement au début de la joute oratoire.

Après un débat aux attaques agressives en français, mercredi, qui a souvent été cacophonique, le ton était très consensuel, jeudi, et a donné lieu à peu de flammèches.

« Les conservateurs ont donné l’image d’un parti vraiment uni contre Justin Trudeau. Reste à savoir si les idées exprimées jeudi vont convaincre beaucoup de gens qui n’ont pas voté [pour ce parti] l’an dernier de considérer voter pour eux lors de la prochaine élection », a poursuivi le professeur Béland.

COVID-19 

En effet, le premier ministre libéral a été indirectement présent tout au long de la soirée, notamment quand les aspirants-chefs ont tenté de convaincre qu’ils sauraient mieux faire face à une crise sanitaire telle que celle de la COVID-19.

L’ex-ministre de la Justice Peter MacKay a cité en exemple son expérience sous l’ancien gouvernement de Stephen Harper pour redresser la situation économique au lendemain de la crise de 2008.

« Nous avons pris des mesures féroces, nous sommes entrés dans cette période avec un budget équilibré et nous en sommes ressortis plus forts », a-t-il dit en promettant qu’il maintiendrait les pleins pouvoirs du Parlement durant la gestion d’une éventuelle nouvelle crise sanitaire.

L’ancien ministre des Anciens Combattants Erin O’Toole, qui a terminé la précédente course à la direction du Parti conservateur du Canada au troisième rang, a pour sa part surtout insisté sur l’importance, à ses yeux, de fermer les frontières beaucoup plus tôt.

racisme systémique

Une question sur le racisme systémique a en outre permis à M. Mackay de se positionner comme le seul des quatre aspirants-chefs à clairement reconnaître son existence.

L’avocate torontoise Leslyn Lewis, qui était très effacée durant le débat en français en raison de sa piètre maîtrise de la langue, a aussi pu se faire remarquer jeudi. 

Sans reconnaître le racisme systémique à proprement parler, la femme noire a fait un plaidoyer passionné sur l’égalité des chances en mentionnant les taux disproportionnés d’incarcération des membres des Premières Nations.

Quant au député ontarien Derek Sloan, il a signifié que la loi 21 sur la laïcité de l’État québécois constitue selon lui du racisme systémique, tout en ne reconnaissant pas la problématique au sens plus large, endémique.

Les membres du Parti conservateur du Canada auront jusqu’au 21 août pour voter par correspondance afin d’élire un successeur à Andrew Scheer.

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