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Des laitiers font des affaires d’or

La pandémie de COVID-19 a permis à plusieurs de redécouvrir la livraison de lait à domicile, un métier délaissé

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Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault Martine Raymond et Mario Charron, un couple de laitiers de Lanaudière, ont fait des affaires d’or pendant la pandémie en livrant du lait sur le perron de leurs clients.

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Un couple de laitiers de Lanaudière a fait des affaires d’or pendant la pandémie en livrant les bouteilles de lait sur le perron des clients « comme dans le temps ».

« On a eu plus de 1500 demandes de nos listes de prix et au moins 500 nouveaux abonnés depuis le début de la pandémie », explique Mario Charron, laitier depuis 1982 qui dessert divers secteurs de la région de Lanaudière.

Il est très difficile de nos jours pour un laitier d’avoir des clients en maisons privées, explique l’homme de 56 ans.

Il songeait même à se réorienter dans un autre domaine au début de la crise sanitaire.

Le vent a tourné

« On a perdu 80 % de notre clientèle avec les fermetures des restaurants, des garderies et des salons de coiffure au début de la pandémie, ajoute le résident de Sainte-Julienne. Mais là, je suis revenu à mes belles années d’il y a 30 ans où je livrais du lait dans environ 1450 maisons privées. »

L’explosion de demandes de résidents a commencé le 23 mars lorsque sa femme, Martine Raymond, qui est dans l’aventure laitière depuis deux ans, a mis une annonce sur un blogue de la petite municipalité qu’ils habitent.

« On a reçu plus de 700 demandes dans les cinq premiers jours et les gens répondent encore à l’annonce », soutient Mme Raymond.

Le couple livre aussi d’autres produits laitiers tels du yogourt et du fromage. 

« S’il y a cinq clients qui lâchent, il y en a sept qui entrent à nouveau », poursuit la laitière.

Cette dernière a ensuite affiché d’autres annonces sur des groupes Facebook de différentes municipalités de Lanaudière.

Pérennité

« Certains nouveaux clients m’ont dit qu’ils n’auraient jamais dû laisser tomber les laitiers à domicile, indique Mario Charron. On reçoit aussi plein de remerciements et on vend des produits locaux. »

Sylvain Boulay, un résident de Sainte-Julienne, a de son côté demandé la livraison de lait en début de pandémie, après avoir vu l’annonce.

« On sort le moins possible avec le virus qui est encore présent, a mentionné l’homme de 61 ans qui est famille d’accueil et qui reçoit des livraisons de lait chaque mercredi. Je vais garder le service après la crise, c’est certain. »