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Iran : la barre des 200 000 cas de COVID-19 franchie

Iran : la barre des 200 000 cas de COVID-19 franchie
AFP

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TÉHÉRAN | L’Iran a dépassé vendredi la barre des 200 000 cas de la maladie COVID-19, ont indiqué les autorités qui ont octroyé aux provinces le droit de rétablir elles-mêmes les restrictions pour lutter contre la propagation du virus.

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La porte-parole du ministère de la Santé, Sima Sadat Lari, a fait état de 2615 nouveaux cas ces dernières 24 heures, portant le chiffre total de personnes infectées à 200 262.

Et 120 personnes sont décédées, ce qui augmente le bilan total des morts à 9392, a précisé Mme Lari lors d’une conférence de presse télévisée, appelant ses concitoyens à respecter les consignes sanitaires, notamment la distanciation sociale.

Six des 31 provinces d’Iran -Azerbaïdjan oriental, Bouchehr et Hormozgan, Kermanchah, Khouzestan et Sistan-Balouchistan- ont été classées rouges vendredi, le niveau d’alerte le plus élevé concernant le risque de propagation de la maladie.

Elles étaient cinq jeudi.

«Chaque province (peut) décider elle-même» de rétablir les restrictions pour lutter contre la pandémie, a annoncé à la télévision d’État le vice-ministre de la Santé, Hossein Erfani.

L’Iran n’a jamais décrété de confinement obligatoire de la population, mais a fermé des écoles, annulé les événements publics et interdit tout déplacement entre les provinces en mars avant de lever progressivement les restrictions à partir d’avril.

Pays du Proche et Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de COVID-19, l’Iran a enregistré son plus bas bilan journalier début mai, avant d’être confronté ces dernières semaines à une nouvelle hausse, faisant craindre une deuxième vague épidémique, ce que les autorités réfutent.

À plusieurs reprises, les statistiques du gouvernement ont été remises en cause par des experts étrangers ainsi que certains responsables iraniens qui les soupçonnent d’être largement sous-estimées.