/finance/business
Navigation

Le couperet tombe chez Ivanhoé Cambridge

Coup d'oeil sur cet article

La mauvaise performance financière du bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec aura poussé Ivanhoé Cambridge à procéder à d’importantes mises à pied au cours des deux derniers jours.

Selon les renseignements obtenus, un total de 57 personnes ont été licenciées par la société immobilière les 17 et 18 juin. Du nombre, 12 occupaient une fonction de vice-présidence et 17 travaillaient du Québec. 

La direction d’Ivanhoé Cambridge a confirmé l’information au Journal ainsi que le nombre de mises à pied qui ont été effectuées. 

« Par respect pour leur vie privée , nous choisissons de ne pas les identifier », a expliqué sa porte-parole, Katherine Roux Groleau.

Peu à voir avec la pandémie

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette restructuration n’aurait que peu à voir avec la pandémie et ses conséquences dévastatrices sur tout le secteur immobilier, et les centres commerciaux en particulier. 

Mme Roux Groleau soutient que cet « allègement de l’organigramme » avait été prévu bien avant que ne frappe la COVID-19. Et que cette dernière n’aura dans les faits qu’accéléré les tendances déjà identifiées. 

Au cours des derniers mois, la nouvelle PDG d’Ivanhoé Cambridge, Nathalie Palladitcheff, a maintes fois répété être insatisfaite du rendement de l’entreprise et vouloir réduire son exposition dans les centres commerciaux.

La Caisse en possède actuellement 46, dont 25 au Canada. Devant la croissance du commerce en ligne, elle affirmait déjà en février vouloir se départir du tiers d’entre eux pour se concentrer sur les secteurs de la logistique industrielle et du bureau.

En 2019, son portefeuille aura procuré à la Caisse de dépôt et placement un rendement négatif de -2,7 %, alors que son indice de référence avait bondi, lui, de 1,4 %. En 2018, la filiale immobilière avait réalisé un rendement de 7,8 %.  

– Avec la collaboration de Sylvain Larocque