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Marc-André Barriault: libérer la bête intérieure

Marc-André Barriault dispute un combat sans lendemain à l’UFC samedi

Marc-André Barriault: libérer la bête intérieure
Photo Agence QMI, Simon Clark

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Marc-André Barriault n’a plus le choix. Samedi soir, dans un gala de l’UFC présenté à Las Vegas, il doit gagner contre le Polonais Oskar Piechota avec panache.  

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Le combattant québécois est dans cette position inconfortable après avoir subi trois défaites en autant de duels depuis son arrivée dans l’organisation de Dana White. 

Lors de ces affrontements, Barriault n’a pas été l’ombre de lui-même. On l’a senti hésitant à quelques occasions et un peu sur la retenue dans ses attaques. 

«La bête doit seulement être présente et elle va attaquer toute seule», a expliqué Marc-André Barriault au Journal de Montréal. «Au cours des trois derniers combats, je me sentais comme une bête domptée. 

«Même si je ne suis pas le meilleur dans toutes les facettes, je suis un dur et j’ai une force mentale. J’avais toujours réussi à sortir la bête à l’intérieur de moi. Samedi, il n’y aura pas de réaction, mais seulement de l’action. Il faut seulement ressortir la bête que j’avais mise dans un petit coin.»

Lors de la pesée officielle vendredi, il a présenté un poids de 185,5 lb tout comme son adversaire Piechota. 

Sans lendemain

L’athlète originaire de Gatineau est bien conscient qu’il a de la pression sur les épaules. Il doit livrer une excellente performance contre Oskar Piechota pour ne pas être libéré par l’UFC. 

«Je vais être “all in”, a mentionné Barriault. Les circonstances font que je n’ai pas le choix. Je ne veux surtout pas avoir de regrets à la fin de la soirée. 

«Ça pourrait se terminer d’une certaine façon. Au moins en sachant que j’ai tout donné, je veux pouvoir dire que j’ai été moi-même et que je suis fier de moi. 

«J’ai ma destinée au bout de mes poings.»

Les bons boutons

Après avoir accepté les termes du combat de samedi, Barriault a décidé de tenir son court camp d’entraînement là où tout a commencé: Gatineau. Au cours de cette période, il a pu renouer avec son premier entraîneur de la première heure, Patrick Marcil. 

«C’est mon mentor depuis le jour 1. C’est avec lui que j’ai fait ma carrière amateur, a indiqué l’athlète de 30 ans. Il a été là durant la majorité de mon parcours. 

«Pour moi, c’était important qu’il ne soit pas seulement à mes côtés pour mon combat, mais aussi dans mon quotidien. Ce n’était pas seulement une question de m’allumer, mais de me reconnecter. Il sait peser sur les bons boutons avec moi. Par contre, on a dû enlever un peu de poussière sur les pitons avant de venir à Las Vegas.»

Dans ses discussions avec son entraîneur, Barriault a pu retrouver la recette de ses succès des dernières années. 

«J’ai travaillé dur avec Julien Leblanc et Dave Leduc, a-t-il raconté. Même si on s’entraînait incognito, on n’a pas minimisé le travail.»

Du sparring

Oui, il s’est entraîné à l’intérieur. Oui, il a fait du sparring avec Leblanc et Leduc. Est-ce qu’il a des regrets d’avoir contrevenu aux règles de la santé publique? Pas du tout. 

«Avec ce qui arrive à la pandémie, on s’attendait à la visite des policiers, mais ça n’est pas arrivé. On était seulement quatre dans le gymnase qui est immense. 

«Je n’ai aucun regret parce que je devais me préparer comme il le faut pour mon combat. On risque notre vie dans l’octogone. Il n’était pas question que je fasse les coins ronds pendant ma préparation.»

Barriault était dans la même situation que plusieurs boxeurs professionnels qui auront des combats durant les prochaines semaines. Ils ont besoin d’une préparation adéquate pour leurs affrontements, qui sont cruciaux pour leur avenir.