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Pandémie: l'industrie du divertissement dans le néant

Plusieurs entreprises se plaignent d'être oubliées par le gouvernement

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Alors que le Québec savoure le début du déconfinement, plusieurs acteurs de l’industrie de l’événementiel se plaignent de ne pas savoir de quelle façon se déroulera la reprise des activités dans ce domaine.

La Firme est une entreprise spécialisée dans la gestion et l’organisation d’événements spéciaux. Or la pandémie a ruiné ce qui devait être sa «plus belle année à vie».

«Nous avions un calendrier de printemps et d’été bien rempli. En quatre jours, on a perdu plus de 300 000$ de contrats. Si on calcule Noël avec ça, c’est 700 000$ perdus, avec plus une cenne qui rentre», lance Magalie Cossette, actionnaire de l’entreprise.

Notant que les activités reprennent tranquillement dans plusieurs domaines, elle dit être «dans le néant» en ce qui concerne l’industrie de l'événementiel.

«Nous sommes dans le néant total, le gouvernement ne nous donne pas d’informations, se désole-t-elle. Ce n’est que du vent, que des spéculations.»

Mme Cossette dit être en mode solution concernant la reprise des activités. Mais tout cela se fait un peu à l’aveugle, comme on ignore ce que seront les exigences, et avec peu de moyens financiers.

«On va manger une claque pour les trois prochaines années, à moins que nous ayons un soutien financier des gouvernements pour l’industrie événementielle. Faudrait qu’il se passe quelque chose là-dessus, parce que nous serons les derniers à repartir.»

Même son de cloche chez SDL Animation, spécialisée dans l’animation de foule.

«On vit au jour le jour avec les conférences de presse du gouvernement. Ils ont dit le 31 août; est-ce que ça va aller plus loin? C’est le néant total pour l’industrie de l’événementiel», indique Dominic Larrivée, cofondateur de l’entreprise.

Il a, lui aussi, vu ses réservations partir en chute libre. Il reçoit l’aide gouvernementale et mise sur ses frais fixes très bas pour assurer la viabilité de l’entreprise.

«Est-ce que nous allons survivre? C’est la grosse question!» laisse-t-il tomber.

Le divertissement et le plaisir deviendront de plus en plus un luxe, à son avis.

«Il y a tellement de business qui ont eu de grosses pertes ou qui ont fermé... La première chose qu’ils vont couper, c’est le loisir», croit M. Larrivée.

Nathalie J. Simard, propriétaire de Kromatik, spécialisée dans la peinture corporelle, se préparait elle aussi pour ce qui devait être l’une de ses meilleures saisons en carrière.

«Tout est annulé», souffle-t-elle.

Elle peine à imaginer comment elle pourra reprendre son travail.

«On est encore trop dans l’incertitude, observe-t-elle. Je m’imagine mal être masquée, avec des gants, pour faire du maquillage aux enfants. C’est la grosse réflexion. Je n’aurai plus de plaisir», confie-t-elle.

Une entreprise se réinvente

Pour sa part, le Groupe Satir Productions, également dans l’événementiel, a su tirer son épingle du jeu en s'ajustant à la pandémie.

L'entreprise avait dû mettre à pied ses 15 employés à la mi-mars, mais elle a pu les réembaucher un mois plus tard.  

L’entreprise a fait de la livraison de pneus, d’épicerie et de colis en sous-traitance.

Le Groupe Satir a même profité de la pandémie pour démarrer une nouvelle entreprise spécialisée dans les vêtements corporatifs, les articles promotionnels et les solutions d’affichage.

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