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La course aux remèdes: déjà des tests à base d’anticorps sur des patients

AbCellera Covid-19 Photos de l'entreprise
Photo courtoisie, AbCellera

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Le géant pharmaceutique américain Eli Lilly a lancé, le 1er juin dernier, la toute première étude au monde sur les humains pour un traitement à base d’anticorps contre la COVID-19, grâce aux découvertes de la biotech canadienne AbCellera.

• À lire aussi: La course aux remèdes: la guerre au virus se poursuit

En entrevue avec Le Journal en mai, la Québécoise Véronique Lecault, qui a cofondé cette compagnie de Vancouver en 2012, disait espérer que les essais cliniques débutent aussi rapidement qu’en juillet. Les efforts combinés d’AbCellera et d’Eli Lilly ont permis de devancer d’un mois cet échéancier qui était déjà ambitieux.

Grâce à la plateforme développée par AbCellera dans les dernières années, l’anticorps principal utilisé dans le traitement, baptisé LY-CoV555, a été identifié à vitesse grand V à partir du tout premier échantillon sanguin d’un patient américain guéri de la COVID-19, à la fin février.

En un temps « record »

Le traitement a par la suite été développé en un temps « record », se félicite AbCellera, rappelant qu’il n’aura fallu que trois mois entre l’identification de l’anticorps monoclonal le plus prometteur et les premiers essais cliniques, un exploit à l’échelle mondiale.

« Nous travaillons tous les jours pour faire une différence dans la vie des patients. Au cours des trois derniers mois, nos scientifiques, programmeurs, ingénieurs et équipes de soutien ont travaillé sans relâche pour réaliser l’impossible », a déclaré Ester Falconer, chef de la recherche et du développement chez AbCellera dans un communiqué.

Les pics du virus ciblés

L’anticorps retenu pour les essais cliniques, parmi plusieurs candidats, a été choisi pour son potentiel énorme.

Il cible les fameux pics que l’on peut observer sur la couche extérieure du virus et empêche ainsi le virus de se répliquer dans les cellules humaines, selon ce qui a pu être observé en laboratoire. Il reste à voir maintenant si la thérapie sera efficace sur l’humain.

Les premiers patients qui ont reçu des doses du traitement fabriqué par Eli Lilly aux États-Unis – ou des placebos – sont notamment hospitalisés à New York et à Los Angeles.

Les résultats de la phase 1 sont attendus vers la fin juin. S’ils sont concluants, la phase 2 pourrait débuter quelques semaines plus tard auprès d’un plus grand nombre de patients. 

D’autres anticorps sélectionnés par AbCellera pourraient également faire l’objet d’essais cliniques dans les prochains mois. Confiante, Eli Lilly, basée à Indianapolis, a déjà commencé à produire le traitement en grande quantité.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.