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La course aux remèdes: d’un traitement pour le cancer à celui pour la COVID-19

Glycovax a modifié sa cible en réalisant qu’elle a peut-être la solution

Chercheurs vaccin Glycovax
Photo courtoisie Les chercheurs de la biopharmaceutique montréalaise Glycovax travaillaient sur un vaccin contre certains cancers, notamment celui du sein, lorsqu’est arrivée la COVID-19. Ils ont pris la décision de réorienter leurs recherches.

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La biopharmaceutique québécoise Glycovax, qui travaillait depuis quelques années sur le développement d’un vaccin novateur pour diverses formes de cancer, s’est tournée vers la COVID-19 après avoir observé des similitudes entre les biomarqueurs du virus et ceux qu’elle étudiait déjà.

• À lire aussi: La course aux remèdes: la guerre au virus se poursuit

Basée à Montréal, Glycovax a choisi de se concentrer à 100 % sur le vaccin de la COVID-19 en réalisant que des glucides retrouvés dans le nouveau coronavirus avaient un look que reconnaissaient bien ses chercheurs.

« On s’est aperçu que des molécules qui se trouvaient sur le cancer et qu’on étudiait déjà se trouvaient aussi sur le virus de la COVID. Comme on avait déjà des vaccins en préparation, c’est une opportunité de tester nos molécules contre la COVID », explique le Dr Serge Moffet, directeur de l’immunologie chez Glycovax.

La méthode Glycovax consiste à identifier les failles de certains glucides qui viennent modifier les protéines du virus.

La compagnie a développé une méthode de synthèse de ces glucides pour déclencher la réponse immunitaire de ses vaccins.

« C’est beaucoup plus simple que de synthétiser ou générer des protéines comme agent antigénique. C’est une approche différente qui comporte plusieurs avantages », estime M. Moffet, citant notamment la possibilité de fabriquer rapidement à grande échelle.

Premiers tests chez l’animal

La biopharmaceutique complète actuellement ses premiers tests chez l’animal et ses résultats sont pour l’instant très encourageants.

« On vise à l’interne début septembre pour être en phase 1 de test chez l’humain », précise Dany Valiquette, président et cofondateur de l’entreprise.

Pour y arriver, reste l’enjeu du financement. Quelques partenaires privés donnent bien un bon coup de pouce à Glycovax pour pousser ses recherches, mais l’entreprise espère aussi une aide du gouvernement fédéral.

Toutes les demandes ont été faites pour se qualifier à la « fameuse enveloppe de 850 M$ d’Ottawa ».

« On a eu des relances avec eux la semaine dernière avec nos premiers résultats extrêmement encourageants. On est dans la course et on espère que le support financier sera là », souhaite M. Valiquette.

À la recherche de partenaires

La dernière étape sera alors de s’entendre avec des partenaires dans l’optique d’une production à grande échelle. Certaines discussions sont déjà en cours, assure la direction.

« Va falloir avoir des partenaires. On regarde pour des partenaires locaux, canadiens et même à l’étranger pour avoir une production plus grande », indique M. Valiquette. 

Les développements en cours au Québec  

Glycovax

Basée à Montréal 

  • Candidat vaccin glycoconjugué agissant sur les glucides du virus 
  • En phase préclinique 
  • Premiers tests concluants chez l’animal 
  • Objectif de tenir des essais cliniques chez l’humain aux alentours de septembre  

Medicago

Basée à Québec 

  • Candidat vaccin produit à partir de particules pseudo-virales (PPV) 
  • En phase préclinique 
  • Premiers tests concluants chez la souris 
  • Tests cliniques chez l’humain prévus d’ici août  

IMV

Basée à Québec 

  • Candidat vaccin « peptide » qui reproduit les protéines du virus pour déclencher une réponse immunitaire 
  • En phase préclinique  
  • Résultats encourageants sur les souris 
  • Les tests chez l’humain pourraient débuter en juillet  

Conseil national de recherche du Canada (CNRC) 

  • Entente avec CanSino (Chine) pour le développement d’un vaccin 
  • Candidat vaccin approuvé en Chine où des tests chez l’humain sont déjà en phase 2 
  • L’entente permettra la fabrication du vaccin au pays après les phases de tests 
  • Les tests chez l’humain à Montréal doivent débuter sous peu  

CRCHU Québec 

  • Travaux du Dr Denis Leclerc, chercheur en microbiologie-infectiologie 
  • Recherche sur un vaccin en inhalateur jumelé à une nanoparticule qui déclenche une réponse défensive du système immunitaire 
  • Début des tests sur les animaux prévu dans les prochaines semaines 
Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.