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GDPL: un Pierre Lavoie fier et un objectif surpassé

GDPL: un Pierre Lavoie fier et un objectif surpassé
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS

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MONTRÉAL | C’est dimanche que s’est conclue l’épopée à travers le Québec de Pierre Lavoie et de ses quelques comparses, qui ont arrêté leurs roues à l’Institut de cardiologie de Montréal après un parcours de 580 kilomètres en trois jours, en partance du SaguenayLac-Saint-Jean.

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Pandémie de COVID-19 oblige, le Grand défi Pierre Lavoie a dû être tenu ensemble, mais à distance, et l’objectif du million de kilomètres en un week-end a été largement surpassé. Au moment de l’arrivée des cyclistes, autour de 14h30, exactement 1 524 697 km avaient été parcourus par les Québécois, un constat qui touche le cofondateur de l’événement, qui est plus rassembleur que jamais. 

«On a dit aux Québécois: "Allez-y, c’est gratuit". On a été très inclusifs», a mentionné Pierre Lavoie, quelques minutes après son arrivée dans le stationnement du centre hospitalier. «Pour une fois, le 1000 km devient 1 000 000. Pour une fois, le 1000 km est pour les marcheurs, les coureurs, les nageurs, le patin à roues alignées et pour les enfants, les adultes, les personnes âgées. [...] Je suis fier et ému de voir la réponse des Québécois.» 

La mairesse de Montréal Valérie Plante
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS
La mairesse de Montréal Valérie Plante

Parti de Sorel-Tracy dimanche matin et ayant prévu un arrêt à Sainte-Julie, M. Lavoie a été rejoint par une douzaine de cyclistes, dont plusieurs invités de marque, notamment la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour les 10 derniers kilomètres, et le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau. Tout comme l’Institut de cardiologie, l’entreprise médiatique est partenaire d’action du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL) depuis ses débuts. 

ÉCOUTEZ l'entrevue de Pierre Lavoie à QUB Radio:

Le GDPL se conclut habituellement au Stade olympique, mais la solution de rechange a donné une belle vitrine aux chercheurs de l’Institut tout en concordant parfaitement avec le message de Pierre Lavoie sur les saines habitudes de vie, d’autant plus vitales en ces temps incertains. 

Pierre Karl Péladeau
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI
Pierre Karl Péladeau

«C’est excellent, parce que la prévention, c’est important pour nous», a indiqué la présidente-directrice générale de l’établissement, Mélanie La Couture. «[...] On est associés au Défi Pierre Lavoie depuis les débuts et on est contents qu’ils terminent ça ici cette année. D’habitude, on ne peut pas les recevoir parce qu’il y a tellement de cyclistes, mais, cette année, c’était parfait.» 

Poursuivre avec l’application

Les gens qui ont encore envie de bouger ont jusqu’à lundi matin pour entrer leurs kilomètres dans l’application 1 000 000 de KM, Ensemble. M. Lavoie serait d’ailleurs très heureux d’atteindre le plateau du 1,8 million. Une chose est certaine, la chaleur caniculaire n’a pas aidé.

«Je m’étais préparé physiquement et j’étais prêt à passer un message», a-t-il ajouté. 

Un message important, surtout que, selon le Dr Martin Juneau, également présent sur place, moins de 50% des Québécois feraient de l’activité physique. «Ça ne préviendra pas d’attraper un virus, mais c’est sûr que les gens en forme, en santé, traversent mieux un épisode de maladie virale. Pour la population, pour le moral des gens, je crois que c’est une très belle initiative», a confié le directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie et ami proche de Pierre Lavoie. 

C’est pour toutes ces raisons que l’application ne disparaîtra pas de sitôt, étant trop rassembleuse, selon les dires de M. Lavoie, qui est plus en forme que la majorité, et ce, à 58 ans. 

«On voit tout le potentiel. Les gens sont habitués, a-t-il dit. Il y a nos Grandes marches qui arrivent en octobre. Est-ce qu’elles seront encore sur l’application? Est-ce qu’on pourra se regrouper? On verra. Là, on a un outil pour continuer. Ça valait la peine d’investir là-dedans.»

Pour l’amour du vélo    

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’a peut-être parcouru que les 10 derniers kilomètres du GDPL nouveau genre, dimanche, mais son amour pour le vélo ressemble en plusieurs points à celui que porte le cofondateur du tour à son sport de prédilection.

Alors que Pierre Lavoie et plusieurs autres cyclistes concluaient dans le stationnement de l’Institut de cardiologie de Montréal un parcours de près de 600 km en trois jours, Mme Plante s’est jointe au contingent, comme plusieurs maires et mairesses du Québec l’ont fait lors du week-end. 

«J’étais la seule avec un vélo de ville avec un panier à l’arrière, a-t-elle indiqué avec son plus beau sourire. [...] C’est mon auto pour ramener l’épicerie.» 

Pierre Lavoie et Valérie Plante n’utilisent peut-être pas leur bécane avec le même objectif en tête, mais cet événement arrive à un moment intéressant pour la mairesse, qui prêche dernièrement en faveur de pistes cyclables plus sécuritaires sur le territoire de la métropole. 

«C’était important pour moi de prendre ce vélo-là. Les aménagements cyclistes sécuritaires en ville sont pour des habitués – on le voit ici, ce sont des cyclistes aguerris –, mais je veux aussi encourager une famille qui veut faire du vélo en ville, mais qui est inquiète», a précisé Mme Plante en pointant ses compagnons. 

Quoi de mieux qu’en parler à Pierre Lavoie, qui a vu beaucoup de paysage et parcouru bien des bords de routes lors des derniers jours, du parc des Laurentides à Montréal, en passant par Lévis. 

«Quand tu regardes le Québec maintenant, on est équipés, a-t-il fait valoir. C’est plus problématique quand on s’approche des grandes villes, mais c’est normal. Montréal, ils travaillent fort là-dessus et pour garder les gens en santé. Utiliser le vélo pour se déplacer, c’est important. C’est bon pour la santé et pour l’environnement. Plus on sort des voitures du trafic [mieux ce sera].» 

«Mieux c’est, plus la Ville pourra faire construire des infrastructures agréables. L’auto, il y en aura toujours, c’est inévitable. Comment en éliminer le plus possible? Il y a des façons, beaucoup de façons», a mentionné celui qui est fier de voir que les Québécois ont surpassé de beaucoup l’objectif d’un million de kilomètres lors du week-end. 

Montréal, un cas à part

À Montréal, la bicyclette n’est pas seulement un moyen de garder la forme, c’est aussi une façon d’éviter les transports en commun ou les bouchons de circulation. Pour Mme Plante, c’est une question d’habitude. 

«Pierre Lavoie, il fait la promotion de l’activité physique comme une façon d’être en santé et même comme une façon pour les états de faire des économies. Si on veut que les gens bougent... à la campagne c’est déjà plus facile, mais, à Montréal, si on veut que ce soit agréable, ça doit être sécuritaire», ajoute-t-elle, faisant promettre à l’auteur de ces lignes d’aller visiter la superbe piste de l’avenue Christophe-Colomb. 

Rendez-vous l’an prochain pour Mme Plante, qui aimerait avaler plus de kilomètres en compagnie de Pierre Lavoie. Déjà adepte du Tour de l’Île et des tours de nuits avec ses enfants, elle songe peut-être à changer de vélo pour la prochaine édition du Grand défi. 

«Je pense que, l’année prochaine, je ferai plus longtemps, mais on verra avec quel bicycle», a-t-elle dit en éclatant de rire. «J’adore pédaler, c’est mon moyen de transport. Matin et soir, je vais travailler à l’hôtel de ville en vélo. J’adore ça, ça fait du bien, mais, pour moi, c’est plus du vélo utilitaire, de ville.»