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Journée nationale des peuples autochtones: célébrer culture et identité

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Le 21 juin concorde avec la Journée nationale des peuples autochtones, une occasion de reconnaître la contribution des peuples autochtones et de célébrer leur culture, leurs traditions et l’histoire.

Les événements tragiques des dernières semaines mettent en lumière tout le chemin à parcourir pour une réconciliation véritable entre les peuples autochtones et Québec.

«Cela fait maintenant près de 20 ans que nous célébrons cette journée spéciale qui coïncide avec le solstice d’été et c’est le mois de juin qui est devenu le mois sur l’histoire autochtone, alors on a une double opportunité de s’éduquer davantage sur nos réalités», a souligné Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

Bien que la célébration se déroule dans des circonstances exceptionnelles cette année, Ghislain Picard salue la gestion de la crise de la COVID-19 au sein des communautés autochtones qui ne comptabilisent aucun décès à ce jour.

Dans une lettre ouverte parue dans le quotidien Le Devoir samedi, le chef Picard a exprimé ses réflexions quant au contexte actuel entourant le racisme et la discrimination, et l’importance d’«améliorer le vivre ensemble».

Ghislain Picard reproche notamment à Québec de ne pas nommer les choses comme elles sont, soit «un chat, un chat; un castor, un castor».

Questionné à ce sujet, le militant autochtone ne nie pas que les communautés éprouvent des difficultés d’engagement au niveau politique avec le Québec.

«On a au Québec deux fêtes nationales qui se côtoient, soit la Journée nationale des peuples autochtones et la fête nationale le 24 juin, mais que connaît-on de notre réalité réciproque? Poser la question est en partie y répondre», croit le chef Picard, qui souhaite qu’un rapprochement se fasse entre Québécois et peuples autochtones.

«S’il y a une société qui vit le racisme, ses conséquences et la discrimination, c’est nos peuples. Il faut donc nous entendre là-dessus», a martelé Ghislain Picard.