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Théâtre: débattre des arts vivants

Théâtre: débattre des arts vivants
PHOTO COURTOISIE

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La compagnie de théâtre Porte Parole présentera ce lundi le premier épisode d’un nouveau projet intitulé L’Assemblée numérique, qui proposera une discussion animée en temps réel sur la place des arts vivants en ces temps de distanciation sociale. 

«L’idée de cette assemblée numérique, c’est de fournir à notre communauté des arts vivants du Québec un espace pour réfléchir à son avenir avec quatre personnes qui ne partagent pas le même point de vue», explique d’abord Annabel Soutar, directrice artistique de la compagnie Porte Parole, connue notamment pour avoir coproduit la pièce J’aime Hydro, largement acclamée par la critique.

L’événement, qui aura lieu en direct du Théâtre de la Ville, à Longueuil, rassemblera ainsi quatre protagonistes, Gideon Arthurs, Marie Louise Bibish Mumbu, Édith Patenaude et Mani Soleymanlou, tous issus du milieu des arts vivants et du théâtre québécois, mais partageant des expériences et des tendances idéologiques différentes. Ils auront à répondre à la question suivante: «Les arts vivants doivent-ils se réinventer à l’ère de la distanciation sociale?»

Le public pourra y assister via la plateforme ZOOM et aura la possibilité d’intervenir au cœur des échanges animés par les deux modérateurs et coconcepteurs du projet avec Annabel Soutar, Alex Ivanovici et Brett Watson. L’événement est gratuit, mais il est nécessaire de réserver sa place.

«Depuis deux ou trois semaines, notre équipe technique a travaillé sur un concept de captation qui va tenter de reproduire quelques éléments du théâtre, indique la directrice artistique. À un moment donné par exemple, on va inviter les participants sur ZOOM à être présents, à participer au dialogue, et on va essayer de projeter leur image dans le théâtre pour que les quatre participants et les deux animateurs puissent écouter ces gens-là, voir leur visage, ça va donner l’impression qu’ils sont parmi nous.»

Si le contexte de diffusion du projet est indéniablement marqué par les contraintes sanitaires, un des objectifs derrière l’initiative était donc de reproduire autant que possible ce qui fait la marque du théâtre.

«Ce qui différencie le théâtre des autres médiums, c’est que la présence du public affecte le spectacle. Ce n’est pas un enregistrement, ce n’est pas terminé. Le public est là, il influence et il change le processus, ce qui se passe sur scène», explique Annabel Soutar, soulignant que seulement 200 personnes pourront assister à l'événement afin de reproduire autant que possible l’expérience du théâtre. L'événement est d'ailleurs ponctuel pour les mêmes raisons.

Épisode 0

Le spectacle diffusé lundi représentera un essai pour la directrice artistique, qui espère que le concept pourra perdurer dans le temps et permettre d’autres discussions du même genre.

«On appelle ça “Épisode 0” parce que c’est vraiment un test, soutient la coconceptrice du projet. Dans les débats actuellement, dans les réseaux sociaux par exemple, il y a beaucoup d’émotions dans la communauté. Donc j’espère que les gens qui vont regarder et les gens qui vont participer vont sentir qu’on a pu réfléchir un petit peu plus, qu’on a pu rassembler. Et si ça marche, on peut ensuite trouver d’autres enjeux, hors de notre communauté, dans la société, des enjeux qui nous polarisent, comme ce qui se passe dans les CHSLD par exemple ou ce qui se passe dans notre système d’éducation. J’espère qu’on va avancer après 0, qu’on va pouvoir offrir l’épisode 1.»

L’épisode 0 de L’Assemblée numérique aura lieu lundi soir à 20h. Il est possible de s’inscrire via lepointdevente.com/billets/assemblee-numerique.