/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Canadiens détenus: Trudeau réplique à la Chine

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA – Le premier ministre Justin Trudeau réplique à Pékin en continuant de marteler que les deux Canadiens emprisonnés en Chine, Michael Spavor et Michael Kovrig, sont gardés captifs arbitrairement en représailles à l’arrestation de la haute dirigeante de Huawei Meng Wanzhou.

• À lire aussi: Washington demande la «libération immédiate» des deux Canadiens

• À lire aussi: Des «pressions chinoises» sur le Canada, dit Bains

• À lire aussi: Le conflit canado-chinois s’enlise

«Dès l'arrestation des deux Canadiens qui sont présentement détenus en Chine, des autorités chinoises ont souligné qu'il y avait évidemment un lien entre leur cas et le cas de Mme Meng», a lancé M. Trudeau, lundi, devant sa résidence de Rideau Cottage, à Ottawa.

«Ce n'est pas acceptable pour la Chine d'utiliser des outils comme des arrestations de citoyens pour des fins politiques», a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Chine, Lijian Zhao, sommait le premier ministre canadien de cesser de tenir des propos jugés «irresponsables». Dans un point de presse, il a soutenu que la détention des deux Canadiens n’avait rien d’arbitraire et il a accusé Ottawa de ne pas respecter le système judiciaire chinois.

Cette nouvelle sortie de Pékin est survenue peu de temps après que le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, eut une fois de plus plaidé en faveur de la libération de Michael Kovrig et Michael Spavor.

«Les États-Unis sont extrêmement préoccupés par la décision de la République populaire de Chine d'inculper formellement les ressortissants canadiens Michael Kovrig and Michael Spavor», a déclaré le chef de la diplomatie américaine dans un communiqué.

Vendredi dernier, la justice chinoise a officiellement porté des accusations d’espionnage contre les deux hommes détenus depuis la fin 2018 et qui n’ont eu droit à aucune visite consulaire depuis mai.

Ce nouveau développement s’est produit quelques semaines après que Mme Meng, directrice financière de Huawei, ait perdu une première manche judiciaire dans la contestation de son extradition vers les États-Unis.

«C’est dommage de voir la Chine continuer de persister à punir des Canadiens pour une décision indépendante de notre système judiciaire dans le cas de Mme Meng», a poursuivi M. Trudeau, lundi.

Par ailleurs, il a réitéré que son gouvernement n’avait nullement l’intention de procéder à un échange entre les deux Canadiens détenus et la directrice financière de Huawei.

Arrêtée au Canada à la demande des Américains, Meng Wanzhou, qui est aussi la fille du fondateur du géant des télécommunications Huawei, est accusée de fraude bancaire et de vol de renseignements commerciaux par les États-Unis. C’est sur ces motifs que Washington réclame son extradition.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.