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Trump ouvre la porte à une rencontre avec Maduro pour négocier son départ

Trump ouvre la porte à une rencontre avec Maduro pour négocier son départ
Photo AFP

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Le président américain Donald Trump a précisé lundi que s’il était prêt à rencontrer son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, ce ne serait que pour négocier son départ, après avoir minimisé le poids de son opposant Juan Guaido, pourtant reconnu comme président par intérim du Venezuela par Washington.

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« Maduro voudrait qu’on se rencontre. Et je ne suis jamais opposé aux rencontres, vous savez, je me suis rarement opposé à des rencontres », a-t-il déclaré lors d’un entretien publié par le site d’information Axios dimanche. « Je dis toujours, on ne perd pas grand-chose à se rencontrer. Mais pour le moment, j’ai décliné ».

Selon Axios, durant l’interview, qui a été réalisée vendredi, M. Trump a laissé entendre qu’il n’avait pas beaucoup confiance en M. Guaido, expliquant notamment que la reconnaissance de sa légitimité par Washington n’avait pas « eu une grande signification, d’une façon ou d’une autre ».

« Contrairement à la gauche radicale, je me battrai toujours contre le socialisme et avec le peuple vénézuélien. Mon administration a toujours été du côté de la liberté et contre le régime d’oppression de Maduro. Je ne rencontrerais Maduro que pour discuter d’une chose: un départ pacifique du pouvoir », a-t-il précisé lundi matin dans un tweet, sans faire mention de Juan Guaido.

Une soixantaine de pays, les États-Unis en tête, ont reconnu M. Guaido, mais la Chine et la Russie ont soutenu M. Maduro, dont le régime socialiste est frappé de sanctions par Washington.

M. Maduro a été inculpé en mars pour « narcoterrorisme » par la justice américaine avec une prime de 15 millions de dollars promise pour son arrestation.

Parallèlement, fin mars, face à l’échec de leur stratégie pour chasser M. Maduro du pouvoir, les États-Unis ont proposé un nouveau « cadre pour une transition démocratique » au Venezuela, appelant M. Guaido à faire un pas de côté dans l’attente d’une élection présidentielle « libre et juste ». Une proposition immédiatement rejetée par Caracas.

La publication de cet entretien intervient alors que la Maison-Blanche fait face aux révélations explosives d’un livre de l’ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton.

Selon des extraits publiés par Axios, M. Bolton écrit que M. Trump « pensait que Guaido était "faible" contrairement à Maduro qui était "fort" » et désignait M. Guaido comme « le Beto O’Rourke du Venezuela », référence à un ex-prétendant à l’investiture démocrate qui a abandonné tôt la course à la Maison-Blanche.