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Va-t-on jouer ou pas?

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Du hockey en pleine canicule, j’y crois toujours, mais mon optimisme s’amenuise chaque jour. Avec tout ce qui se passe présentement avec le déconfinement, la situation se détériore... aux États-Unis.

Vous avez pris connaissance que plusieurs joueurs des Phillies de Philadelphie ont été déclarés positifs à la COVID-19. Les équipes du baseball majeur quittent la Floride à toute vitesse, le virus se propage tous les jours.  

Dans le monde de Gary Bettman, la phase 2 ne fonctionne pas comme on l’aurait souhaité. Onze joueurs ont été déclarés positifs. Le Lightning a mis un terme à son programme de conditionnement. Plusieurs joueurs ont décidé de demeurer à leur domicile. Va-t-on jouer ou pas ? Il y a encore plusieurs points obscurs.  

Il n’est donc pas étonnant que plusieurs joueurs aimeraient participer au scrutin relativement au protocole de retour au travail. De prime abord, ce sont les représentants auprès de l’Association des joueurs de chacune des 31 équipes qui voteront au nom de leurs coéquipiers.

Interrogations

Or, la situation change tous les jours. Il y a trop d’ambiguïtés, donc plusieurs membres veulent être entendus et souhaitent participer au scrutin. Ils ne forment pas la majorité, mais ils ont plusieurs interrogations très légitimes.

  • Qu’arrive-t-il si un ou des joueurs sont déclarés positifs pendant que les séries se poursuivent ?
  • Les villes hôtesses ne constituent pas un problème, mais on veut connaître les conditions qu’on appliquera.
  • Où en sont les discussions relativement au plafond salarial et surtout au sujet de la clause en fidéicommis ? Quel sera le pourcentage qu’on appliquera pour compenser le manque à gagner ? Va-t-on répartir ce pourcentage sur quelques années ?
  • Et il y a une question qui demeure sans réponse : a-t-on discuté du sujet dans les hautes sphères de la ligue ?

Quelle sera la part du gâteau pour les joueurs ? C’est connu que les patineurs touchent toujours leur plein salaire avant le début du tournoi printanier. Cette année, ils ont disposé d’un montant de 125 M$ pour couvrir la dernière portion de leur contrat.

Jusque là, ça va.

Mais, habituellement, les joueurs se partagent une certaine somme d’argent, relativement aux performances de leurs équipes, pendant les séries. Or, il n’y aura personne dans les gradins. Donc, aucun revenu. Il y a la télé, mais c’est la ligue qui en récolte les bénéfices.

Échéanciers

Kevin Bieksa, l’ex-défenseur des Canucks et des Ducks, soulevait un point intéressant la semaine dernière : 

« Croyez-vous que les joueurs vont embarquer dans une telle aventure simplement pour le plaisir de jouer ? Je connais plusieurs joueurs qui n’ont même pas encore touché à leur sac d’équipement. Et, avec les derniers événements, où la COVID-19 fait des ravages, je ne suis pas certain qu’il y aura du hockey cet été. »

Pour l’instant, les joueurs et les propriétaires respectent les échéanciers, mais la COVID-19 pourrait contrecarrer leurs plans. Que décidera-t-on cette semaine, sans doute la semaine la plus importante dans le processus de retour au travail ? On parle de premiers matchs le 23 ou le 24 juillet. Également, deux villes hôtesses au Canada s’avèrent une possibilité intéressante, d’autant plus qu’on profiterait d’un dollar canadien à 0,72 ou 0,73 cents en devise américaine.

Par ailleurs, les gagnants de la coupe Stanley
toucheront-ils un montant appréciable ?  

Combien d’argent déposera-t-on dans la cagnotte des séries éliminatoires ?