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Cinq présumés prêtres pédophiles arrêtés: la Sûreté du Québec poursuit son enquête

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La Sûreté du Québec poursuit son enquête sur d’autres allégations à caractère sexuel visant les cinq présumés prêtres pédophiles arrêtés mardi matin, à Joliette.

Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres arrestations soient effectuées incessamment dans ce dossier.

Les cinq prêtres et frères arrêtés font face à un total de 31 chefs d’accusation concernant 15 victimes présumées.

Jean Pilon (78 ans), Gérard Whissell (81 ans), Laurent Madore (83 ans), Raoul Jomphe (86 ans) et Roger Larue (88 ans) ont été arrêtés par le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) à la maison des Clercs de Saint-Viateur, à Joliette.  

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Justin Wee, avocat responsable de l’action collective visant les Clercs de Saint-Viateur, à QUB radio:   

Les faits qui leur sont reprochés se seraient produits entre 1961 et 1989 alors qu’ils étaient responsables de l’enseignement et de l’encadrement de mineurs dans différents collèges du Québec, dont le collège Bourget à Rigaud, et des institutions de Matane et de Pohénégamook, dans le Bas-Saint-Laurent, ainsi qu’à La Minerve, dans les Laurentides.

Ils font face à des accusations de grossière indécence, d’agression sexuelle et d’attentat à la pudeur. À lui seul, Jean Pilon aurait fait neuf victimes, et 19 des 31 chefs d’accusation le concernent.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

«Ça fait 35 ans que j’attends ce moment», a dit Brian Ford, une présumée victime, mardi matin, à TVA Nouvelles.

«Des fois, c’est long, mais la justice va être rendue, il ne faut pas désespérer, il faut garder espoir, il y a des gens qui sont là pour vous aider, moi le premier», a ajouté celui qui est à la tête du recours contre les Clercs de Saint-Viateur.

Environ 270 personnes sont inscrites à l'action collective représentée par le cabinet Arsenault Dufresne Wee.

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Toutefois, plusieurs de ces présumées victimes n’auraient pas encore porté plainte contre leur agresseur, tandis que d’autres auraient tout simplement décidé de tourner la page sur ce sombre pan de leur vie.

«De notre côté, l’enquête n’est pas terminée. D’autres arrestations pourraient avoir lieu éventuellement. On invite les victimes à porter plainte si elles le désirent», a indiqué la sergente Ingrid Asselin, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Les cinq prêtres accusés ont été remis en liberté en fin de journée sous plusieurs conditions.

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