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Cruelle, la politique...

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Elle est cruelle la vie politique. Le remaniement ministériel dévoilé par François Legault lundi en fait foi.

Des ministres qui ont connu d’immenses ratés pendant la pandémie sont récompensés ou épargnés. Celle qui avait une tâche impossible perd son poste de rêve, la Santé.

Le premier ministre défend sa décision de retirer la Santé à Danielle McCann en faveur du gestionnaire de carrière Christian Dubé en invoquant le besoin de donner un « second souffle » aux imposantes réformes qui s’imposent dans le système.

Soudainement, l’accent est mis sur le besoin d’imputabilité des dirigeants d’hôpitaux et des monstres tentaculaires que sont devenus les CISSS et les CIUSSS. 

Le signal est clair, il faut un coup de barre. La méthode douce et conciliante de Danielle McCann ne suffit plus.

Du même souffle, l’arrivée de Sonia LeBel au Conseil du trésor jette un nouvel éclairage sur les négociations ardues avec le secteur public. C’est sans compter que l’ex-procureure de la commission Charbonneau servira de caution morale pour un grand ménage dans l’approbation de projets d’infrastructures au Québec.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

C’est très habile.

L’après-pandémie

En mettant l’accent sur l’avenir, les réformes nécessaires, François Legault tourne la page sur la crise des derniers mois. 

Il ne s’agit pas de faire oublier la tragique hécatombe dans les CHSLD, la déconnexion entre l’exécutif et le terrain en santé. 

Au contraire, il s’agit de battre le fer pendant qu’il est chaud. 

Santé, relations de travail, infrastructures, trois mois de crise ont levé le voile sur les écueils les plus obscurs de la machine gouvernementale.

François Legault a envoyé le signal qu’il n’attendra pas les conclusions des enquêtes du coroner et de la protectrice du citoyen pour faire le ménage qui s’impose.

Dans cette optique, le remplacement de Danielle McCann à la Santé n’est pas un désaveu. Mais un verdict sur l’ampleur du travail qu’il reste à abattre.