/misc
Navigation

Dubé en dompteur de monstre

Coup d'oeil sur cet article

François Legault mise sur Christian Dubé afin de mettre au pas le réseau de la santé à temps pour faire face à la deuxième vague de COVID. Il en a le potentiel, mais devra néanmoins prouver qu’il peut livrer cette fois-ci la commande jusqu’au bout.

Est-ce que celui qui présidait au Trésor a arraché un milliard $ dans la rémunération des médecins spécialistes comme François Legault s’y était engagé ? Non. Il a obtenu un accord qui fera économiser, au mieux, 560 millions $, et il faudra attendre 2023 pour le voir.

Est-ce qu’il a scellé une entente avec les employés du secteur public après des mois de négociations ? Non.

De plus, il vient de connaître un revers important. Il devait donner au gouvernement un moyen législatif pour accélérer les travaux d’infrastructures et relancer l’économie dès cet été.

L’échec du projet de loi 61 a laissé un goût amer dans les rangs caquistes. « On s’est planté », admettait à la fin de la session un autre élu.

On compte sur lui

Au gouvernement Legault, on dit toutefois que si quelqu’un peut réussir à dompter le réseau, ses administrateurs de CISSS et CIUSSS et leurs tentacules qui ne communiquent pas entre elles, c’est Christian Dubé. 

Le leadership collaboratif de la ministre McCann ne suffisait plus. Lorsqu’il faut passer des directives ou demander des comptes, il ne faut pas qu’envoyer des courriels, mais prendre le téléphone et faire bouger les choses, illustre-t-on.

Son sous-ministre, Yvan Gendron, est aussi passé dans le tordeur. Trop empathique envers ses ex-collègues des CISSS et CIUSSS, on lui a préféré Dominique Savoie pour aider Dubé à régler le « problème d’exécution ».

Le ministre qui lorgnait la santé peut aussi compter sur une chef de cabinet qui a assisté Yves Bolduc et Philippe Couillard dans le passé.

Des sources qui ont eu à se frotter à lui dans le cadre de négociations ont apprécié l’homme, souvent qualifié de ferme, mais gentleman.

« Il a une approche d’homme d’affaires qui cherche toujours le win-win », dit-on pour le décrire. Est-ce que ce sera suffisant ?

Il devra redoubler d’efficacité parce que, comme le dit François Legault, il se voit confier le « plus gros défi de gestion » de sa carrière.