/news/green
Navigation

Le feu de forêt perd du terrain au Lac-Saint-Jean

Coup d'oeil sur cet article

Le feu de forêt qui fait rage au nord du Lac-Saint-Jean depuis plusieurs jours est désormais considéré comme «contenu», tandis que la superficie de forêt dévastée a été revue à la baisse.

Dans les dernières 24 heures, le territoire touché par le brasier est passé d’une superficie de 72 000 hectares à 62 000 hectares, une petite réduction qui donne de l’espoir.

«C’est une bonne nouvelle! Ce n’est pas gagné, mais on y travaille», a mentionné Josée Poitras, porte-parole de la SOPFEU.

La pluie des dernières heures a contribué à cette diminution. Les pompiers forestiers peuvent maintenant faire davantage d'interventions du haut des airs comme sur terre.

Pour tenter de poursuivre dans cette lancée, du renfort est envoyé. Notamment, une quarantaine de pompiers de l'Alberta sont venus prêter main-forte mardi, tandis que d'autres arriveront plus tard en provenance du Manitoba. D'ici vendredi, 200 pompiers seront sur le terrain.

Cependant, même si le feu perd de la vitesse, l'inquiétude des villégiateurs continue d'augmenter.

«Nous sommes vraiment inquiets, ça coûte cher, faire ces chalets en pleine nature», a mentionné Alain Renaud, propriétaire d’un chalet dans le secteur.

Cet homme a dû quitter à la hâte son havre de paix, où il a passé la majorité de son temps au cours des 20 dernières années.

«Lorsque j’ai vu la grosse fumée, j’ai dit à ma femme: "Il faut partir". Nous avons pris le plus de choses possible dans le camion et nous sommes partis. Dans mon chemin, j’étais à 500 mètres du feu, je n’ai vraiment pas aimé ça, il aurait pu arriver quelque chose», a-t-il relaté.

Cependant, l'incendie aura permis de tisser de nouveaux liens puisque les propriétaires de chalets se serrent les coudes.

«Il y a déjà des gens que je connais à peine qui veulent venir me prêter main-forte, ils vont venir m'aider à reconstruire après, c'est comme ça, le monde de bois, on partage tous la même passion et on s’entraide», a souligné M. Renaud.