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Carey Price souhaite revenir au jeu, mais prend la COVID-19 très au sérieux

Carey Price a exprimé des réserves, jeudi, quant à un éventuel retour au jeu au mois de juillet. Le cœur du gardien du Canadien balance entre l’opportunité de gagner une coupe Stanley et les nombreuses questions par rapport au plan de relance de la LNH.
Photo d'archives, Martin Chevalier Carey Price a exprimé des réserves, jeudi, quant à un éventuel retour au jeu au mois de juillet. Le cœur du gardien du Canadien balance entre l’opportunité de gagner une coupe Stanley et les nombreuses questions par rapport au plan de relance de la LNH.

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Entre le retour au jeu en juillet ou l’isolement en famille, loin des craintes liées à la COVID-19, le cœur de Carey Price balance. «Je veux avoir l’opportunité de remporter une Coupe Stanley, mais, en même temps, je veux être en mesure de vivre ma vie normalement», a résumé le gardien du Canadien.

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Le gagnant de la Coupe Molson 2019-20, remise au joueur par excellence de l’équipe, a répondu à plusieurs questions pendant près d’une trentaine de minutes dans le cadre d'une conférence téléphonique organisée par le Tricolore.

Il a vite été possible de constater que le cerbère se sent encore tiraillé en ce qui concerne le plan de relance de la LNH.

«Je vous dirais qu’en ce moment, je ne serais pas à l'aise à l’idée de voter. Il y a encore beaucoup de questions sans réponse. C’est une situation particulière et la LNH essaie de faire au mieux en ces temps difficiles. J’aimerais jouer, mais il faut trouver la réponse à plusieurs questions et plusieurs scénarios doivent être explorés pour aller de l’avant», a-t-il affirmé.

Un décès qui ébranle

Price a d’ailleurs mentionné qu’il aimerait rejoindre son équipe à Montréal, mais que, pour le moment, l’incertitude le pousse à garder un pied sur le frein. L’athlète de 32 ans justifie son hésitation par le fait que la COVID-19 a sévi dans son cercle rapproché.

«La situation ne tourne pas toujours bien pour tout le monde. J’ai des proches qui sont décédés de la COVID-19. Il ne faut rien prendre à la légère, c’est une situation très sérieuse et personne n’a toutes les réponses. Quand on regarde tout ça aux nouvelles, ça semble bien loin de nous, jusqu’à ce que ça nous touche directement, quand on perd un être cher», a confié Price, spécifiant plus tard que la mère de l'un de ses bons amis avait succombé au virus.

Voilà pourquoi celui qui a présenté cette saison un dossier de 27-25-6 avec une moyenne de buts alloués de 2,79 épaulerait tout coéquipier ou entraîneur qui déciderait de rester chez lui quand le tournoi de 24 équipes prendra son envol.

«Il n’y a aucun doute dans mon esprit: je soutiendrais quiconque déciderait de ne pas embarquer. C’est une situation qui va plus loin que le hockey. Il y a plusieurs facteurs à considérer et, si un coéquipier décidait que c’est trop risqué de revenir, il aurait mon respect. C’est une décision très difficile à prendre», a opiné le père de deux jeunes enfants avec un troisième en chemin.

Une belle occasion

N’empêche que le compétiteur en lui rêve toujours de Coupe Stanley et qu’il serait difficile de faire un trait sur cette occasion qui se présente de manière totalement inattendue, dans le cadre de cette campagne particulière.

«À chaque début de saison, c’est un peu le chaos, et, comme nous plongeons directement en séries, ce sera chaotique. Notre préparation en vue d’un retour dans le prochain mois sera fondamentale. Tout peut arriver. Nous sommes une équipe sous-estimée, qui fonctionne par séquences. On a prouvé qu’on est capables de devenir vraiment hot au bon moment, et c’est ce qui importe en séries.»

Sur la côte Ouest

En attendant, Price demeure en famille dans l’État de Washington, sur la côte ouest américaine, où il a eu accès aux installations des Americans de Tri-City. Il a pu patiner un brin, sans toutefois recevoir de lancers. Si le hockey reprend vraiment et que Price rejoint le Canadien, son épouse et ses enfants ne le suivraient pas.

«Ce serait un sacrifice que de laisser ma famille derrière, surtout à un moment où les enfants grandissent si rapidement. L’ampleur de ce sacrifice sera à considérer quand le moment sera venu de prendre ma décision.

«La santé et la sécurité des joueurs est le plus gros point à considérer. L’inquiétude de contracter la COVID-19 est là. Le fait de se sentir en sécurité dans une bulle sera l’élément crucial. Je ne me sens pas plus optimiste que pessimiste à l’effet que le tournoi aura lieu.»

Une opportunité inespérée 

Les craintes reliées à la COVID-19 sont bien réelles, mais n’empêche que le compétiteur en Carey Price rêve toujours de la Coupe Stanley et qu’il serait difficile de faire un trait sur cette opportunité qui se présente de manière totalement inattendue.

Price est le premier à reconnaître que le Canadien n’a pas joué à la hauteur des attentes cette saison, après la campagne précédente lors de laquelle l’équipe avait frappé à la porte des séries.

Il n’hésite toutefois pas à s’appuyer sur le vieux cliché qui dit qu’une fois en séries, tout peut arriver. Dans ce cas-ci, il faudra d’abord venir à bout des Penguins en lever de rideau du tournoi.

«Nous sommes une équipe sous-estimée, qui fonctionne par séquences. On a prouvé qu’on est capable de devenir vraiment hot au bon moment et c’est ce qui importe en séries», a argué l’homme masqué.

L’importance du gardien

Et justement, ceux qui croient aux chances du Canadien de renverser les Penguins justifient leur foi par le fait que celui qui est souvent qualifié de «meilleur gardien au monde» sera entre les poteaux.

«C’est motivant d’entendre ça, sans aucun doute. C’est une belle opportunité. J’essaie juste de me préparer le mieux possible», s’est limité à dire Price sur l’importance de son rôle.

«C’est toujours plausible qu’une bonne performance de gardien permette de gagner un championnat. Mais il n’y a aucune question à l’effet que du bon jeu en équipe permet aussi de gagner des championnats», a-t-il spécifié, question de rappeler subtilement que ses coéquipiers devront aussi contribuer.

Un défi énorme

Reste que rêver de surprendre les Penguins et accomplir l’exploit, c’est deux mondes et Price semble pleinement conscient qu’il aura du pain sur la planche après avoir appuyé sans réserve sur le bouton pause pendant de longues semaines.

«Au début de la pandémie, l’état de Washington a été touché durement et nous avons été un long moment à ne pas faire grand-chose à part une petite marche à l’extérieur. On a relaxé pas mal. Une fois que je suis retourné à l’entraînement, j’ai recommencé à me sentir comme un athlète.

«Battre les Penguins représente un défi énorme. Gagner la Coupe Stanley est aussi un énorme défi. Personne ne le sait mieux que les Penguins eux-mêmes. Il n’y a aucun doute que mes coéquipiers et moi attendons ce défi avec impatience.»

En carrière face aux Penguins, Price montre un dossier de 13-14-5, avec une moyenne de 2,95 et un pourcentage d’arrêts de ,907.